Le Royaume de Jakar

Assassin, Ombre, Artisan, Sage...Qui choisirez-vous pour mener à bien votre mission ? Sauvez le Royaume ou mettez le à feu et à sang !
 
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 Nouvelle histoire

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Spring
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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Sam 25 Aoû - 17:17



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La prison. Quelle blague ! Maedren pensait-il vraiment que c’était en me mettant en prison qu’il allait attirer Will. Il ne l’avait pas dit mais c’était facile à deviner. Il avait sûrement bien d’autres choses à faire que de m’enfermer. Et puis son baiser l’avait avoué. Mais c’était vraiment idiot. Will avait arrêté de s’inquiéter pour moi au bout de mon troisième emprisonnement. Il savait que je pouvais m’en sortir seule et que ce n’était pas quelques heures derrière les barreaux qui allaient me tuer. J’avais assez pour m’occuper. Mes histoires et les soldats qui me surveillaient que j’allais tellement souler qu’ils allaient finir par aller implorer le gouverneur de me relâcher. En fait, en prison, la plupart du temps, je rigolais beaucoup.
Bon je dois dire que celle-ci n’était pas confortable. Rester accroupi pendant des heures ce n’était pas le rêve mais je finis par trouver une autre position qui me convenait. Je m’étais assise, dos au mur et au lieu de les étendre par terre, je les appuyai sur le mur. C’était bizarre mais c’était déjà mieux. Il ne manquait plus qu’un petit coussin sous les fesses et ce serait parfait. Et puis un pour la tête aussi…
Je souris en pensant à demain quand Eghir me regarderait repartir sans avoir attraper mon frère. En fait les seules personnes qui seraient susceptibles de venir étaient ma mère ou mes tantes. Et ce n’était vraiment pas un cadeau. Après ça le pauvre gouverneur ne voudra plus jamais me mettre en prison. J’imaginais déjà les cinq furies arrivaient, foncer tout droit comme des boulets de canons dans les gardes. La première et la plus âgée, Liliane avancerait en faisant genre d’être une pauvre femme entraînais sans raison dans ce combat et ferait du charme jusqu’à arrivait jusqu’à moi. La deuxième, championne des attaques en l’air sauterait partout, rebondissant sur les soldats et leur foutant des coups de pieds en pleine tête malgré sa petite taille. La suivante, qui était la seule à ne pas être une gymnaste mais une voyante attendrait calmement que ça passe en prédisant la futur sans que personne ne l’écoute. La quatrième, traînant toujours avec des voyous attaquerait à coup de barre en fer avec l’énergie d’un mini tank. Et enfin la dernière, une vraie gamine ambulant attaquerait vilement par derrière ou alors en faisant des croche-pieds à tout le monde.
On peut penser qu’elles n’arriveront jamais à me rejoindre mais c’est faux. Elles ont déjà prouvé plus d’une fois que leur technique marchait. Oui, oui, c’est vrai. Promis. Enfin moi de toute façon je m’en fous. J’attends qu’on me libère et je file, un point c’est tout. En fait j’espérais presque qu’elles ne viendraient pas, parce qu’elles allaient vouloir à coup sûr trouver Will avant tout le monde pour le massacrer et il n’avait vraiment pas besoin d’un nouveau poursuivant.

« -Dîtes, c’est quand qu’on mange. demandai-je à un soldat
-On mange pas.
-Ah bon ? Alors vous comptez m’affamer jusqu’à ce que je crève.
-Peut être.
-Trop sympa.
-Vous en voulez au gouverneur ?
-Moi ? Pourquoi je serais en colère ?
-Parce que…
-Il m’a traité de petite sotte, qu’il se sert de moi et qu’il m’enferme dans une prison pour nain en me privant de nourriture. Et tout ça pour attraper mon frère.
-…
-Une personne normalement constituée le haïrait sûrement. Mais moi je suis pas normale et je l’avoue sans problème. Alors moi, ça me fait presque rire qu’il perde son temps à m’enfermer parce que ça sert à rien. Mais bon, moi je m’en fous, je suis pas pressé alors…
-…
-Vous savez le plus drôle ?
-…
-Il croit que je ne suis qu’un point dont il peut se servir et que je ne suis pas concerner par cette histoire et que c’est seulement lui. Sauf que c’est totalement faux. Boris ait venue m’avertir moi et si Maedren n’avait pas été avec moi il n’aurait jamais su que Will était dans la ville.
-Bien sûr que si ! On aurait finir par le savoir.
-Alors pourquoi avait vous eut besoin d’un étranger venant juste d’arriver à Zakar pour vous rendre compte qu’il était là ?
-…
-Voilà. Donc, depuis le début c’était sûrement moi la plus concernée parce que si mon frère est là pour me voir alors si j’étais allé dans une autre ville, il ne serait pas ici. En fait, si on voit les choses comme ça c’est Maedren qui serait un pion.
-C’est le gouverneur quand même.
-Mais sans moi il n’y aurait jamais eu d’Ombre ici et donc pas du tout cette histoire. Mais comme je m’en fous, je vais le laisser jouer un peu à ma place.
-Vous savez que vous en train de divulguez vos plans à un soldat qui travaille pour le gouverneur.
-Mais je n’ai rien révéler du tout. Si vous voulez entendre une information capitale, il va falloir me nourrir.
-Vous pouvez toujours courir.
-Imaginez un peu la tête du gouverneur quand vous irez lui remettre cette info. Il vous changera peut être de place pour que vous n’ayez plus à écouter des jeunes filles papotaient à longueur de temps dans des cellules étroites avec une lumière blafarde. »

Je vis le soldat se mettre à réfléchir. J’avais vraiment la dalle et j’avais juste dit tout ça pour l’amener à aller me chercher un truc à bouffer. Et aussi pour me distraire. Mais il faudrait vraiment que je mette à réfléchir à un plan. Quoique, j’ai toujours détesté prévoir alors pourquoi le ferais-je maintenant. Je préfère prendre les choses comme elles viennent. Et puis toute façon, mes plans ne marchaient jamais parce que je le changeais d’avis toujours à la dernière minute. Alors ça ne servait à rien. Le soldat se décida enfin et alla me chercher un gros bout de pain. Mouais… J’avais déjà vu plus appétissant mais c’était déjà ça. Je le pris et il me demanda cette info.

« -Mon frère déteste qu’on l’appelle willnounet chou. dis-je avec l’air le plus sérieux du monde
-C’est une blague. C’est ça votre super scoop.
-Parfaitement.
- Redonnez-moi ce pain. dit-il en essayant de l’attraper à travers les barreaux
-Donner c’est donnez. Reprendre c’est volé. »

C’est à ce moment-là que Maedren arriva et il nous dévisagea. Je me mis à manger mon bout de painet souriant toujours dans la même position.

« -Je viens de révéler quelque chose de très important à ce soldat, tu devrais lui donner une place plus importante dans la hiérarchie.
-Vous m’avez trompez.
-Et vous, vous êtes un peu idiot. Vous auriez dû me demander avant de me donner à manger.
-Mais je ne pensais pas qu’on puisse essayer de tromper son gardien en prison.
-Mais vous avez oubliez que je ne suis pas normalement constituée. C’est la seule chose vraie dans tout ce que j’ai dit.
-Quoi ?
-Mais bien entendue. Ce discours était digne d’une fille qui se prend pour dieu ou pour une personne très importante genre héroïne de roman. Moi, le devant de la scène très peu pour moi. Pas assez drôle, trop prévisible. Je le laisse à Maedren. Ah et fait, salut gouverneur. »

Toujours aussi souriante, j’appuyais ma tête contre le mur et rassemblais mes jambes en tailleur. Je fermai les yeux, même avec ma sieste j’étais encore fatiguée. En même temps la journée avait été plutôt animée. Plus que d’habitude. Impossible de tenir. Mais un cri me fit bondir sur mes pieds. C’était sûrement l’autre prisonnier qui se faisait interroger avec beaucoup de douceur. Je ne faisais plus attention à ce qu’il y avait autour de moi et donc je m’étais levé par réflexe. Le truc c’est que j’avais oublié à quel point le plafond était prêt de moi. Et vlan ! Je venais de le percuter. Sous choc je retombais sur les fesses et poussant un petit cri.

« Putain de cellule à la con ! Qui a eu l’idée de faire des plafonds aussi bas.» gommelai-je

Puis je regardai la main que j’avais porté à ma tête en sentant un liquide chaud coulait.

« Merde je saigne ! dis-je, Maedren ton but c’est d’avoir des prisonniers affamés avec des commotions cérébrales ou alors c’est un traitement spéciale pour moi ? »

Super ! Alors là, j’avais sûrement gagné le gros lot. Enfin, j’aurais aussi pu tomber dans les pommes…







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Gouverneur Maedren
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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Jeu 30 Aoû - 22:46

Maedren passa une journée assez chargée. Speed. Il n'arrêtait pas, il tendait ses oreilles afin d'écouter tous ses rapports, mais personne n'avait aperçu ce fameux Will...A vrai dire son physique était inconnu donc pas facile de le retrouver, mais son côté ombre ne le rendait pas aussi repérable que ses comparses.
Le gouverneur fut prévenu que e prisonnier venait de lâcher des infos. Enfin... Il en avait mis du temps pour craquer ! L'homme se dirigea vers les prisons. IL y trouva Spring en grande discussion avec son goelier, ce qui ne le mis pas d'excellente humeur. Loin de là. Cette fille allait devoir la difficulté de la vie... Lui mettre un sourd sadique comme gardien serait certainement un bon début... Cette personne existait et était bien dans ce service, mais tellement imbuvable qu'il passait la plus part de son temps seul.

Spring fit sa fille pimbêche, celle qui se la joue comme elle en avait l'habitude, et ignora les règles de bienséance. Elle le considérait certainement comme un ami. or ce n'était pas le cas. Ils étaient simplement amants, cela ne l'autorisait à rien. En tout cas pas à cette familiarité, surtout devant des soldats.


Merde je saigne ! Maedren ton but c’est d’avoir des prisonniers affamés avec des commotions cérébrales ou alors c’est un traitement spéciale pour moi ?


Maedren la regarda avec un sourire froid.
- Non rassure-toi tu es traitée comme tous les autres prisonniers, au pain ses et à l'eau. A quoi t'attendais-tu ? Il s'agit de prison pas d'un motel.


Puis il continua son chemin la laissant là. Il fit signe au garde de le suivre, et lorsqu'il l’eut rejoint lui dit d'une voix autoritaire.

- Allez chercher Strickel. Lui seul semble être capable de faire correctement son boulot. Vuos n'êtes pas là pour discuter avec les prisonniers ni leur apporter le moindre confort. Même s'il s'agit d'une jeune femme charmante. En attendant je pense que vous pouvez disposer, je ferais appel de vos services lorsque je les jugerais utiles.


Le soldat se recroquevilla sur lui-même. Bien entendu il se doutait de la sentence mais la trouvait injuste et trop violente. mais il ne répliquerait pas, il s'agissait du gouverneur.
Cependant le chargé de l'interrogatoire demanda un assistant et il se porta volontaire, sous le regard impassible d'Eghir.
Les informations du prisonnier allaient être vérifiées d'ici très peu de temps, et ensuite il pourrait réfléchir attentivement à la situation.

Dans les prisons le nouveau gardien était le vieux sourd, puant. Infect avec tout le monde il jeta un regard dédaigneux vers la prisonnière et se retint de justesse de lui cracher dessus. Deux autres soldats étaient là aussi, mais terrorisés par ce tyran, refuserait d'adresser la parole à Spring. Il évitaient même de la regarder, car le vieux était armé et distribuait ses coups à la volée. Mieux valait ne pas le tenter.

Lorsque Maedren repassa devant la cellule, après avoir regardé un long moment Spring, il se détourna d'elle. alors qu'elle allait prendre la parole il lâcha un

- Ta gueule.

Sa voix avait été forte, et résonnait contre la paroi des cellules. Le visage de Spring se décomposa tandis que le gouverneur se détourait, le visage plus figé que jamais, ses yeux seuls trahissaient sa colère, ils étaient froids, voir même glaciaux. Si un regard tuait, Spring serait très probablement morte. Dommage collatéral. Cette fille était un nid à emmerdes. il l'aimait beaucoup, mais elle dépassait les bornes. Il doutait qu'elle sache un jour s'arrêter aux limites, mais au moins il se montrerait intransigeant.
En fait, si l'ombre ne venait pas ce soir même, lorsque le piège était tendu... Il la ferait partir. Au final, il n'était même pas certain que ce Will soit dans la Cité... Si la gamine partait alors l'ombre n'avait plus aucune raison de rester.
Maedren attendrait de voir comment allait évoluer cette nuit avant de proposer à Spring de rester emprisonnée ou de partir. Bien entendu dans les deux cas... leur liaison se trouvait compromise. Mais pour lui entre une histoire de cul et son rôle de gouverneur, il n'y avait pas l'ombre d'un hésitation.

Eghir s’éloigna un peu, et s'assit sur un siège dans un couloir. Ces derniers étaient de plus en plus vides, tandis que la nuit arrivait. Maedren apprit que le complice avait été arrêté et questionné à son tour. Le papier n'avait pas été retrouvé. Et il semblait qu'ils n'étaient que les seuls ombres dans la ville... Mais alors, pourquoi cette rumeur à propos la présence de Will ?

Le gouverneur avait laissé son comité d’accueil près des prisons, leur avait expliqué clairement ce qu'il attendait d'eux. ne pas intervenir avant que le frère et la sœur ne se voient. Les laisser parler autant qu'ils le souhaitaient, mais les empêcher de repartir. L'homme de main de la mère de Spring s'était volatilisé. Impossible de mettre la main sur l'individu, au grand damne de Maedren. Celui-ci prit son mal en patience et attendit. il était incapable de dormir, alors il resterait à l'écoute de sa Cité.
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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Sam 1 Sep - 21:19



J'ai envie de pleurer


Je n’ai qu’une chose à dire à propos de mon gardien, sourd, muet et vraiment détestable. J’ai pitié de lui mais au début j’ai cru que j’allais faire un arrêt cardiaque. Parce que j’ai cru voir ma grand-mère version mec avec une armure. Chose qui me ferait crever en moins de deux. Mémé Lucrèce comme on l’appelle dans la famille est une personne VRAIMENT détestable. Quand mon père est venue lui annoncer qu’il allait se marier avec mère la première chose qu’elle a dite ait : « Le divorce ça existe. ». Et dans le même genre, la première fois qu’elle m’avait vu alors que je n’étais qu’un petit bébé innocent qui dormait tranquillement dans son berceau : « On pourra toujours la faire adopter. ». J’ai donc une haine envers elle qui doit être apparue à ma naissance. C’est sûrement la personne que j’aimerais le plus voir mourir. Ca fait vingt et un que j’attends et pourtant ce n’est toujours pas fait !
Le phénomène Lucrèce adorait ces deux fils, mon père donc et son frère. C’était pour eux des dieux vivants qui étaient parfaits peu importe ce qu’ils faisaient. Et pourtant, ils en ont fait des conneries. Mon oncle d’ailleurs a fait semblant de partir seule pour aider les gens pauvres et tout le tralala alors qu’il s’était mis à vendre de la drogue après avoir commencé à en consommer lui-même. Pour sa défense elle a trouvé que ça faisait oublier leurs malheurs « à ces pauvres flemmards qui ont pas assez de couilles pour aller se fatiguer au travail ». Phénomène je disais, phénomène la mémé. Bref, je ne sais pas comment elle était jeune mais en tout cas quand je l’ai connue elle détestait tout le monde sauf ces petits garçons chéris. Qui eux d’ailleurs de l’aimer pas toujours. Je ne compte même plus les fois où on est partit de chez elle alors que mon père hurlait qu’il ne reviendrait jamais. Parce qu’elle traitait ma mère comme un petit chien et moi, de pouffiasse dès mon arrivé. Et des fois le contraire.
Et comme excuse pour toutes les conneries qu’elle disait elle nous sortait « J’ai le droit, de toute façon je vais bientôt crever. » Et je l’attends toujours ce miracle ! Parce que c’est moi qui doit aller passer tous les mois deux jours chez elle pour vérifier qu’elle n’ait pas encore étendue par terre après avoir fait un arrêt cardiaque. Ou alors que quelqu’un ne la pas assassiné. Des fois j’ai même peur que ce soit moi qui le fasse. Increvable la vieille ! Elle nous enterrerait tous !
Bref ! J’ai eu peur d’avoir comme gardien son jumeau. Mais heureusement il était sourd et pas causant alors tout aller bien. Je me mis donc à essayer de reconstituer son passé avec les indices que j’avais sous les yeux. Mais je commençais vraiment à avoir froid avec ma petite robe blanche et toute légère. En plus ma tête me faisait un mal de chien à cause de ma blessure qui saignait toujours et la bosse que je m’étais faîte en même plus. Ou alors c’était une migraine qui n’avait rien à voir. Bref, mes jambes étaient engourdies et j’avais mal aux fesses. J’avais soif et le pauvre petit bout de pain de m’vaait pas rassasié. J’avais vu beaucoup de prisons mais là je la place tout en bas dans le classement. Maintenant j’étais sûr que j’allais attraper une crève terrible comme d’habitude. De toute façon c’était toujours moi qui me choppais les virus. Moi la première à tous les coups.
C’était peut-être pour ça que j’étais aussi maigre. Ou alors c’était peut-être un verre solitaire… Enfin je l’aurais quand même remarqué, non ? Ou pas… Certaines personnes pouvaient mettre des années à s’en rendre compte.
Enfin bon, ce n’était pas vraiment le moment pour me dire que je pouvais un ténia dans le bide qui se prélassait tranquillement sans que je le sache. Mais plutôt à ce que je vais faire en sortant d’ici. Enfin après avoir passé des jours clouer au lit parce que maintenant c’était devenu une évidence. J’étais malade. J’allais finir par tourner de l’œil ici, dans cette boite à rat avec mémé Lucrèce version papy et silencieux et de deux autres gardes qui n’osaient pas moufter devant ce pauv’ vieux qui me faisait pitié. On ne pouvait pas rêver mieux… En plus Maedren c’était barré à perpette la galette sans me dire quand j’allais enfin sortir d’ici.
Sans me dire s’il avait une piste pour mon frère.
Pourtant je n’étais toujours pas en colère. Pourtant j’aurais pu. Lui aussi. Et il l’était. Mais je savais qu’il n’avait pas vraiment le choix, il était gouverneur, il faisait ce qu’il devait faire et je préférais autant que ça reste comme ça. S’il avait fait autrement, ça aurait tout changé, il aurait eu sur la conscience de ne pas être un bon gouverneur. Je n’aurais pas fait le même choix mais il était très différent de moi alors… Je n’allais pas lui en vouloir pour ça. Je n’allais pas le détester, c’était de l’énergie usé pour rien. Et surtout ça aurait été idiot.

« Dîtes, vous n’auriez pas au moins une poche de glace ? » demandai-je

Personne ne répondit. Le regard d’un des soldats semblait soulagé que le vieux à côté de moi n’ait pas remarqué que j’ai parlé. Qu’est-ce qu’il aurait pu faire de toute façon ? Me frapper ? De toute façon j’étais déjà assez mal en point. Me cracher dessus ? Je lui aurais rendu sans hésitation. Ce n’était pas un papy de mauvais poil qui allait me faire peur.
Par contre je me demandais où était Joker. Ca faisait un moment que je ne l’avais pas vu. En même temps il était assez intelligent pour se débrouiller tout seul. Si ça se trouvait il était peut-être en train de voler un truc à manger à un commerçant. Parce que tout le monde le sait, c’est bouboule rousse c’est super malin.
Ce fut sur cette pensée que je tombais dans les pommes alors que j’éternuais pour la vingtième fois et que mon mal de tête montait encore en puissance. Et ce fut le noir complet, cachant tellement de secrets.
•••

Je me réveillais dans un grand lit. Qui n’était pas celui de l’auberge.

« Quoi ? Mais où ma petite cellule toute étroite. Je sens qu’elle va beaucoup de manquer. » murmurai-je en voyant Eghir

Un petit sourire se dessina sur mes lèvres, je devais être chez lui. Je fermais de nouveau les yeux. Et je sentis un doux pelage venir se frottait contre moi. Joker.

« Désolé, j’aurais pas dû être si peste. Mais ça fait si longtemps que j’attends de savoir pourquoi Will a tué mon père et Arnatis. Le fait que tu puisses le condamner et le tuer sans que je puisse lui parler c’est… Ça m’enlève toute chance de pouvoir me dire que mon frère n’est pas complètement un monstre. Et puis il me protéger toujours avant alors je me dis qu’au moins je pourrais le remercier en faisant tout pour qu’il ne se fasse pas attraper. » dis-je

Je me mis à éternuer et j’avais toujours aussi mal à la tête. Je baissais la couverture parce que j’avais chaud mais juste après je la remontais. J’avais froid. J’attendais aussi que Maedren dise quelque chose. Mais puisqu’il n’avait pas l’air de vouloir parler c’est moi qui le fis.

« J’ai envie de pleurer. »dis-je

Je fixai maintenant le plafond mais je souriais toujours. Ne pas arrêter de sourire. Jamais.






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Gouverneur Maedren
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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Mar 4 Sep - 12:58

La nuit passa. lentement. Silencieusement. Rien ne vint troubler ces qiétude, sauf un bruit de pas. Le gouverneur se leva, plein d’espoir.
Mais le soldat qui arrivait accourait vers lui ne lui apportait aucune des nouvelles qu'il attendait. La prisonnière avait perdu connaissance, et délirait. Il lui fallait des soins, sinon elle risquait de ne jamais revenir.

Le gouverneur le regarda, d'un air grave.
Le soldat ne broncha pas, et réussit à soutenir son regard. Maedren décida de changer de technique. Si Will ne se montrait pas ici, tant pis. Spring recevrait des soins, et ferait ce qu'il lui chante, mais ailleurs. Hors des murs de sa Cité elle peut voir qui lui chante, mener sa vie comme il lui plait. Mais ici, il reste le seul maitre.


L'évacuation de la blessée se fit discrètement. Un médecin l'installa sur un hamac de transport, porté par deux gardes. Ils recouvrirent le corps de la jeune femme d'un draps blanc. Ainsi si des gens les voyaient, ils penseraient à un simple cadavre, et ne chercheraient pas plus loin. Tous savaient que des Ombres avaient été arrêtés et interrogés, donc il y avait peu de chance que ceux-ci ressortent vivants.

Le gouverneur ne les accompagna pas, se contentant de leur indiquer un endroit, hors de la Cité, à une distance raisonnable, où se trouvait une maison. Elle était entretenue, mais inhabitée. Il avait coutume d'y rencontrer certaines de ses informatrices, et le lit était confortable. Ce serait là que Spring recevrait ses soins.
Eghir fit rouvrir les portes de la Cité, et ordonna une surveillance très pointilleuse de tous ceux qui entraient et sortaient. La chasse à l'ombre allait continuer, mais ce ne serait plus en vase clos. Il fallait bien que les Zakarois puissent aller et venir, s'occuper de leurs terres, de leurs bêtes et surtout de faire les cueillettes, même si la Cité était autonome.

Le gouverneur Maedren effectua quelques dernières mises au point avant de se changer et de prendre un cheval. Il sorti alors que la descente de l'astre lunaire commençait à s'accélérer et que les premiers rayons du soleils commençaient à colorer le ciel.

Lorsque Spring rouvrit les yeux, c'était le petit matin. L'air était encore frais, mais le soleil haut. Maedren s'était allongé à ses cotés afin de dormir un peu. Il s'était réveillé depuis de longues minutes, avait eu le temps de se laver et à son retour, La belle s'était éveillée, un renard à ses cotés.


Désolé, j’aurais pas dû être
si peste. Mais ça fait si longtemps que j’attends de savoir pourquoi
Will a tué mon père et Arnatis. Le fait que tu puisses le condamner et
le tuer sans que je puisse lui parler c’est… Ça m’enlève toute chance de
pouvoir me dire que mon frère n’est pas complètement un monstre. Et
puis il me protéger toujours avant alors je me dis qu’au moins je
pourrais le remercie


Maedren la regarda. Il avait du mal à la comprendre, mais elle effectuait ses propres choix. Il ne savait comment aborder la situation, et ce qui allait se passer. tandis qu'il réfléchissait aux bons mots à employer, Spring avait repris la parole.

J’ai envie de pleurer.

L'homme la regarda. Elle souriait en pleine contemplation du plafond.
Le gouverneur, pourtant habitué à toute situation, et sachant se improviser à merveille dans les plus épineuses, était perdu. Pourquoi avec certaines femmes, était-il incapable de voir où il allait ?
IL s'approcha de l’alitée, posa doucement sa main sur son front brulant. Elle avait de la fièvre. Mais elle était en bien meilleurs état que lorsqu'elle était sortie de sa cellule.

- Le médecin repassera dans la journée, pour veiller sur ta guérison. En attendant tu ferais mieux de dormir pour reprendre des forces. Il sera probable que tu ais de la visite.


Le gouverneur n'avait pas précisé à qui il pensait. Il allait prévenir ses amis à l'auberge d'où elle était, et le plus difficile serait de faire venir son frère. Enfin, il espérait que celui-ci saisirait cette chance unique.
Eghir se pencha et embrassa Spring sur le front.


- Et en attendant d'avoir réglé tous tes problèmes, interdiction de revenir à Zakar.
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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Mer 5 Sep - 14:42



La partie continue.



Mon sourire triste se fit légèrement amusé alors que je quittais le plafond des yeux pour pouvoir les poser sur Maedren. Joker, nous regardait avec indifférence, comme si ce que nous disions n’avait rien d’intéressant. Pourtant, j’en connais beaucoup, qui serait prêt à venir nous espionner derrière la porte.

« Tu me chasses ? C’est pas très gentil ça… » dis-je, comme amusée

Ca n’avait pas une grande importance, de toute façon je me disais qu’il vaudrait mieux que je parte. Comme ça Will me suivrait et tout serait réglé.

« Tu attends encore mon frère. Je commence à avoir des doutes sur sa présence… Peut-être que Boris c’est trompé. Il ne l’a vu que sur des photos. Il a dû confondre. » dis-je

Eghir avait parlé de visites, sûrement mes amis. Et sitôt qu’ils allaient apprendre que j’étais malade, ils allaient écrire à ma mère pour la prévenir. Elle enverrait sûrement Boris, ce qui n’était pas plus mal parce que comme ça je pourrais lui demander ce qu’il avait vu et vérifier que c’était bien l’Ombre qu’il avait remarqué.
A la place d’écouter le gouverneur, je me levais lentement pour éviter de tomber ou d’avoir la tête qui tourne. Je me dirigeais vers la porte et découvrit qu’on n’était pas du tout au palais et même en dehors de la ville. Tout autour s’étendant une grande prairie avec quelques arbres, par-ci par-là. J’avançais encore un peu, pied nu dans l’herbe verte avant de m’asseoir. Il faisait encore frais mais ce n’était pas grave, j’avais chaud et ça me faisait du bien. Maedren sortit à son tour puis alla chercher son cheval, je lui fis coucou de la main quand il partit. Puis je touchais légèrement la blessure de ma tête et je sentis qu’elle avait été recousue. Tant mieux. Maintenant il n’y avait plus qu’à attendre l’arrivée des troupes.

○○○

Les troupes en question arrivèrent bien vite et Eagle m’engueula parce que j’étais dehors au lieu d’être au lit. Pendant les jours qui suivirent ils s’occupèrent de moi comme si j’allais mourir alors que je n’avais presque rien. J’avais déjà eu bien pire comme merde que ce petit truc. Rien de grave. Mais bon… Ils en faisaient toujours trop et ce serait sûrement toujours le cas alors… Maedren passait des fois me rendre visite pour vérifier que je guérissais. Nous n’avions plus aucune nouvelle information sur Will. Tout semblait stagnait.
Ca faisait maintenant trois que j’étais dans cette petite maison et j’étais totalement guérit mais forcément Eagle disait qu’il fallait que je me repose encore. La porte s’ouvrit et laissa apparaître Eghir. Je l’embrassais sur la joue puis essayais de sortir doucement sans que mon ancien maître ne me remarque.

« Spring Tiwedd, fait encore un pas et je te décalque la tête contre le mur ! »

Loupé !

« -Papa, je peux aller jouer avec la petite fille sur la balançoire s’il te plaît ? dit Saule les yeux toujours fixé sur la fenêtre
-Y a pas de balançoire ici et donc pas de gamine. Retourne te coucher vers de terre, si t’as des hallucinations c’est que tu dois être vraiment très fatigué ! intervint Link
-Si, regarde.
-…
-…
-Ah bah ouais, t’as raison. dit le jeune homme après avoir regardé dehors à son tour
-Je vais voir ! » claironnais-je avant de partir rapidement

Je partis dans la direction de l’arbre solitaire sur lequel une enfant se balançait calmement. A chaque pas je le trouvais un peu plus bizarre mais poussé par la curiosité je continuais. Quand je compris c’était déjà trop tard. Un long cri sortit de ma bouche alors que je faisais un peu en arrière, les yeux écarquillé devant cette œuvre monstrueuse.
Devant moi, une petite fille avait été placée sur cette balançoire, les mains attachées aux cordes. Immobile. Du sang goutait à ces pieds. A son pied, il en manquait un. Sa tunique normalement blanche avait viré au rouge vif. Son corps était couvert d’hématomes et de brûlures diverses. Son visage était baissé et cela était beaucoup mieux ainsi. Car de ce que je pouvais voir, il m’avait l’air horriblement déformée. Sur le tronc de l’arbre il y avait quelque chose de marquait avec du sang :

« La partie continue. »

J’entendis vaguement les autres approchaient et se mettre à pousser des cris alors que je restais là immobiles. Les yeux ruisselants de larmes, murmurant des « non » par dizaines. Tout me semblait si lointain, si irréaliste. Le grand soleil qui brillait au-dessus de nous, l’herbe verte qui ondulait lentement, le bruit des voix autour de moi. Je comprenais lentement ce que mon frère voulait dire. Pour lui, tout ça n’était qu’un jeu et il voulait obligeait Maedren à jouait avec lui. Et cela me prouvait une chose.

Devant moi, j’avais la preuve que mon frère n’était rien d’autre qu’un monstre.






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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Sam 8 Sep - 19:50

Tu attends encore mon frère. Je commence à avoir des doutes sur sa présence… Peut-être que Boris c’est trompé. Il ne l’a vu que sur des photos. Il a dû confondre.

Oui, c’est aussi ce qu’était en train de penser le gouverneur… Mais il ne pouvait rien laisser au hasard. L’enjeu était trop grand.
Il parti finalement, et retourna à ses affaires. La vie reprit son cours, bien que tout le monde soit sur les nerfs. Cette histoire d’ombre en avait stressé plus d’un, et par la suite de nombreuses délations avaient lieux. Il fallait tout écouter, et juger. Faire le tri avec attention. Relever les éventuels Ombres, et leur faire passer des tests plus approfondis, tandis que les autres étaient relâchés. Maedren ne voulait pas être tyrannique, et il savait que de telles tensions étaient mauvaises. Le mieux aurait été qu’en un claquement de doigt, tous se calment et oublient.
Hélas c’était impossible.

Le gouverneur faisait de son mieux pour régler toutes ces histoires. Il n’arrêtait pas, mettait à jour les stratégies de défense, continuait les recherches d’ombres dans la Cité, mais elles s’avéraient infructueuses. Parfois, pour s’éloigner de toute cette pression, et remettre ses idées au clair, il allait voir Spring. Un jour sur deux environ … Quand il en avait le temps et le courage. Même obligée de rester au lit pour se soigner elle était pleine d’énergie.

Ce jour là, semblait comme les autres. Une visite à la malade. Peut-être s’arranger pour que le « gardien » aille faire un tour et les laisse seuls. Avant de repartir, comme les autres jour.

Quand Maedren arriva, Spring était debout. Elle semblait incapable de rester assis ni même allongée. Elle sorti dehors pou regarder une balançoire. Eghir se demandait depuis quand il y avait une balançoire ici.
Comme en échos à ses pensées, un long cri perça le silence.
Un cri déchirant.

Tous sortirent de la maison précipitamment.

Spring était immobile devant l’arbre et la balançoire. Le vent soufflait dans les branches du vieil arbre et jouait avec les cheveux blonds de la demoiselle. La scène aurait u paraître des plus classiques et des plus paisibles s’il n’y avait pas ce cri.

Eghir s’approcha afin de mieux discerner la scène.
La petite fille sur la balançoire n’était qu’un cadavre, dont la vie avait été ôtée avec violence. Mutilée avant de mourir, son visage semblait crispé dans sa douleur. Son jeune âge rendait le tableau encore plus atroce. Plus cruel.
Sur le tronc d’arbre, salit par le sang, des mots.

La partie continue.

Maedren tourna la tête vers Spring, toujours immobile. La bouche ouverte, et les yeux écartés. Elle ne semblait réussir à réaliser ce meurtre. Elle était en état de choc. Le gouverneur soupira. Il allait devoir la réconforter… il en était incapable. Il n’avait jamais réconforté personne, et n’en avait jamais ressenti le besoin alors… il débutait.
Il prit délicatement (tout semblait délicat après le meurtre qui venait d’être commis) le visa de Spring entre ses mains, et le tourna vers le sien. Il plongea ses yeux dans ceux, dévasté de la jeune femme.
Sa peine le touchait plus que la mort de cette enfant.

Shhh….

Il murmura, leurs fronts collés l’un contre l’autre. Sa bouche glissant le long de celle de Spring, remontant jusqu’à son oreille.
Il ne trouvait rien d’autre à dire. Il ne savait quoi dire.
« je suis désolé » aurait été des plus ridicule. « Ce n’est pas grave » aurait été tout aussi pitoyable. Bien sur que ça l’était. Au moins pour Spring. « ca va aller » Encore fallait-il qu’il soit en sure de faire bouger les choses…
Pour le moment il devait s’occuper de Spring. Son frère devait en être l’auteur, ce qui devait lui donner une autre signification, un aspect de sa personnalité qu’elle avait ignoré.

L’homme l’entraina au dos de la maison, prenant avec lui l’enfant, qui avait assisté à ça. Il tenait à soutirer la scène de leur regard le plus rapidement possible.
Mais les images allaient rester graver dans leur mémoire pour un long moment.


Spring était maintenant assise sur un banc de pierre. En face d’elle un petit potager, que Maedren avait toujours trouvé ridicule. Mais au moins c’était préférable à la balançoire. Il prit le jeune garçon qui semblait terrorisée par la tête de Spring, qui rendait sa vision vraie. Il n'avait pas cauchemardé...
Maedren soupira et le confia à Eagle qui les avait suivit.

- Allez à Zakar. Demandez à Sulfri de venir immédiatement avec des hommes. Il s’occupera de ça. Puis il montra l’enfant d’un geste de la tête. Il est trop jeune pour être mêlée à ça.

Si c’était un coup à lui faire perdre la tête.
Comme Spring.
Eghir retourna au près de cette dernière, qui n’avait pas bougé. Et ne sachant que Dire il l’embrassa. L’homme passa la main sur le visage tendu de sa compagne, comme pour effacer ces mauvaises images, et la laver du sang qui maculait le cadavre.


Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle



Il chantait rarement, mais lorsqu’il le faisait, il y mettait tout son cœur. Il voulait qu’elle comprenne qu’il fallait continuer, se battre, et qu’il le ferait. Ce conflit ne le touchait pas personnellement, mais comme tous les meurtres, il devait les résoudre. Surtout que celui-ci l’appelait.
Il savait que la phrase s’adressait à lui.

Une partie d’échec… Il était bon. Encore fallait-il qui puisse voir ses pions et ceux de son adversaire. Il jouait à l’aveugle. Il ignorait les forces de son ennemi. Son but. Mais ce qui était certain c’est qu’il était près à tous les sacrifices.
Il berça Spring contre lui, réfléchissant à une stratégie.

Pour le moment il allait attendre. Se précipiter ne servirait à rien. Il allait devoir question Spring au sujet de son frère et attendre que ses hommes lui parlent de l’acte commis. Quand ? Combien de temps la torture a-t-elle durée ? Depuis combien de temps son cadavre est-là ? Comment a-t-il pu tout mettre en place sans que personne ne remarque rien... ?
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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Mer 12 Sep - 16:22



Les photos



Maedren me berçait contre lui avec douceur. L’image de cette pauvre petite fille sur cette balançoire morbide tournait en rond dans ma tête et persistait à rester. Et à côté, je voyais mon frère. Will, mon frère adoré que j’aimais tellement et qui avais fait ça. Il avait toujours été plus doux qu’Arnatis. Celui-ci était direct et un peu brut alors que lui était doux comme un agneau, voir un peu nier des fois. Je n’aurais jamais imaginé qu’il ferait une chose pareille, qu’il changerait comme ça.
Pourquoi ? Pourquoi avait-il tué cette enfant ? Il aurait simplement pu nous adresser une lettre tout simplement. Mais non ! Il devait s’être habitué au grandiose et aux mises en scènes. Alors il s’adaptait et il nous créait cette œuvre. J’étais sûre qu’il n’aurait pas voulu que je la vois, que ce soit moi qui la découvre et réalise enfin ce qu’il était devenu. Il ne devait pas avoir beaucoup réfléchit. J’aurais bien finis par la voir cette balançoire puisque qu’elle était en fasse de la maison dans laquelle je logeais.
Tout à coup je vis un mouchoir apparaître devant mes yeux.

« Mademoiselle, il ne faut pas pleurer voyons. Vous n’avez pas le temps pour ça, pas maintenant du moins. »

Cette voix je la connaissais très bien. Mais je ne regardais pas son propriétaire.

« -Je m’appelle comment ? demanda la voix
-Jacqueline.
-Et j’ai quel âge ? »

Réflexion.

« 81 ans et 24 mois »

Silence.

« Je dois comprendre quelque chose ?
-Comme tu veux.»

Grognement.

« C’est bon, vous n’êtes pas traumatisé à vie, juste choquée. Maintenant rentrons comme ça je pourrais vous préparez un chocolat chaud ou un bon thé. Et j’ai quelques documents pour vous, gouverneur. » déclara Boris

Des photos, à tous les coups, pour que tout le monde puisse savoir à quoi ressemble mon frère. Et je n’allais pas l’empêcher de les donner à Maedren. Cette fois il fallait que j’arrête mon frère avant qu’il ne tue quelqu’un d’autre. Mais cela voulait aussi dire qu’il allait se faire tuer… Je me levai lentement, essuyant mes yeux sûrement tous rouges avec le mouchoir que Boris m’avait donné. Il fallait que je réfléchisse à tout ça. Mais mon esprit était trop concentré sur la petite fille de la balançoire, que j’évitais d’ailleurs di regard, j’avais déjà quelques hypothèses. Surtout que je connaissais bien mon frère et que je savais quand même un minimum comment il fonctionnait.
Une fois à l’intérieur, je m’assis sur le lit toute droite. Boris me jeta un regard inquiet, c’était rare que je sois aussi calme, même malade. Puis, il posa par terre un sac de voyage avant d’en sortir un paquet de photo. J’avais raison… Il les donna à Eghir qui entreprit de les regarder. Il hésitait entre les deux jumeaux, ne sachant pas lequel était Will et lequel était mort. Ca n’avait pas beaucoup d’importance parce qu’ils se ressemblaient beaucoup. Je lui fis signe d’approcher et lui désignais mon frère sur un des photos. Arnatis et lui étaient tous les deux sur une plage en maillots. On me voyait avec mon frère, dans l’eau plus loin, à quinze ans environ et on braillait une chanson débile.
Maedren fit défiler les autres photos alors je ressassais des souvenirs. Il y en avait une où il avait l’air inquiet. D’après mes souvenirs, elle datait de quelques jours avant qu’il ne disparaisse après avoir tué notre père et notre frère. Enfin non, pas exactement inquiet, plutôt froid. Comme un Ombre…
Boris qui avait vite trouver la cuisine revint avec un plateau et des boissons.

« Il faut aller annoncer la mort de la petite fille à sa famille. » murmurai-je

Et je savais ce que ça allait faire. En quelques secondes, leur vie allait changer. Comme la mienne en apprenant la mort de mon père et d’Arnatis. Et le fait que ce soit encore mon frère l’assassin me faisait si mal… Je me sentais si coupable même si ce n’était pas de ma faute. Et cette pauvre gamine. Elle avait dû avoir si mal ! J’avais l’impression d’entendre ses cris retentir.
Je fermai les yeux quelques secondes avant de les rouvrir. Les gardes n’allaient pas tarder à arriver.

« Elle n’a pas été tué en ville. Will aime faire les choses biens et sans se presser, il n’aurait pas pu en étant dans Zakar. Si vous voulez savoir où il l’a tué alors il faudrait fouiller les vieilles granges, maisons ou fermes abandonnés dans les alentours. Je ne vois que ça. Il l’a sûrement amené ici pendant que je dormais. Je ne me serais jamais réveiller alors qu’il accrochait une balançoire et il le sait très bien. »

Boris était repartit dans la cuisine. Pour quoi faire ? Va savoir… Je passais une main dans mes cheveux blonds. J’aurais mieux fait de ne jamais venir à Zakar, ça aurait éviter tous ces problèmes.

« Merci de m’avoir réconforté. » dis-je au gouverneur

Enfin essayer, parce qu’il en faudrait plus. Mais il ne devait sûrement pas le faire souvent et puis c’est l’intention qui compte. Mais je n’allais pas me laisser abattre. Il fallait que je continue. J’adressais à Eghir un pauvre sourire tout triste mais qui était déjà un sourire. Je l’embrassais en entendant les soldats arrivés avant de lui dire d’y aller. Quand il fut sortir Boris réapparut derrière moi alors qu’une nouvelle larme apparaissait.

« Courage. Vous allez y arriver mademoiselle. » dit-il

Je hochai la tête. Je n’y croyais pas vraiment mais je voulais quand même pouvoir rendre ses paroles vraies. Et puis après tout, mon père disait parfois que les bons moments sont toujours plus forts que les mauvais.






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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Ven 14 Sep - 14:53

Petit à petit des gens arrivaient. tantôt pour réconforter Spring, tantôt pour vérifier qu'elle allait bien. le gouverneur était resté à côté, mais n'intervenait pas, il n'y tenait pas.

- Elle n’a pas été tué en ville. Will aime faire les choses biens et sans se presser, il n’aurait pas pu en étant dans Zakar. Si vous voulez savoir où il l’a tué alors il faudrait fouiller les vieilles granges, maisons ou fermes abandonnés dans les alentours. Je ne vois que ça. Il l’a sûrement amené ici pendant que je dormais. Je ne me serais jamais réveiller alors qu’il accrochait une balançoire et il le sait très bien. Merci de m’avoir réconforté.


Il sourit à Spring, en faignant une petite courbette, puis il sorti. Ces informations lui seraient certainement utiles, à lu ide bien savoir les utiliser. Ses hommes lui firent un rapide bilan : la petite habitait pas très loin, un ami de la famille était venu confirmer l'identité. Les parents ignoraient encore tout ce sa disparition. La mort remontait à récemment. Elle avait du mourir, suite à ces blessures, elles infligées avant, certainement au début de la nuit passée.
Le gouverneur fronça les sourcils. Pourquoi ne pas l'avoir tuée sur le coup ..? Elle risquait simplement de révéler des affaires importantes, alors pourquoi prendre ce risque. Pour rendre son crime encore plus atroce..? Non, c'était déjà assez comme ça, alors... Alors Will lui avait donné rendez-vous.
La fillette aurait du se souvenir de son agresseur, ainsi que de l'endroit de ses souffrances.

Le gouverneur Maedren mit ses meilleurs chasseurs d'ombres sur le coup. Mais avant qu'il n'ai mis au point sa stratégie un des hommes, qui s'était occupé du corps de la fillette, lui fit signe de venir.
Le corps était maintenant allongé sur un drap. Son corps avait été lavé à l'eau, et l'enfant semblait plus détendu, plus propre.


- regardez, sous ses ongles ainsi qu'entre ses orteils on peut voir du sang, mai saussi de la terre rouge. On la confond, mais je suis sur qu'elle provient de la terre des Friancht. Eux seuls ont un sols rouges, sur une grande partie de leur propriété, et ce sol est assez léger, pour s'infiltrer partout. Je penses que cette petite a été retenue dans la propriété des Friancht. Elle est sur plusieurs hectares alors je suis incapable de vous dire si c'était dans le vieux moulin, dans la ferme, dans la grange où même dans la demeure...


Maedren hocha la tête.
Une ébauche de plan se mettait en place. Il allait y aller seul, peut-être avec Spring si elle voulait venir, mais il n'était pas sur que ça lui serait utile.
Ses traqueurs seraient positions, invisibles aux yeux de l'Ombre, même si celui-ci avait tout prévu pour sa venue. Il devait avoir mis de quoi l'observer attentivement et savoir s'ils était accompagner.
En fait non, ses traqueurs resteraient autour. Seul le meilleur, celui qui avait comme mission de suivre Spring les suivrait. Il resterait attaché à Spring.
Maedren ne risquait rien, il le savait. S'il mourrait, les Ombres auraient plus à perdre.

Cependant il n'était pas fou non plus et prépara un plan de secours. Une autre mission en parallèle.
Eghir retourna voir Spring.


- Nous pensons savoir où est ton frère. je vais y aller, souhaites-tu m'accompagner ?


Le gouverneur plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme.


- Nous serons seuls. Ton frère attend notre venue, alors nous allons lui donner ce qu'il désire.... mais il n'aura pas le temps d'y gouter.


Le fin de sa phrase avait été murmurée )à l'oreille de Spring, de façon à ce qu'elle seule l'entende. Maedren pensait que Will avait des alliés, parmi tous les gens ici, il n'en connaissait aucun et ne leur faisait pas confiance, alors il était hors de question de dévoiler ses plans.
Il attendit la réponse de Spring. Si elle venait, il fallait qu'elle sache qu'elle serait seule avec son frère, personne ne les accompagnerait, que ça leur plaise ou non. Personne sauf lui.
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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Dim 16 Sep - 9:19



Rendez-vous



J’écoutais Maedren attentivement avant de répondre oui. C’était mon frère et je devais m’en occuper. Et surtout, je voulais des explications. Pourquoi était-il devenu comme ça ? Et de toute façon j’étais sûre que je ne craignais rien. S’il avait voulu me tuer il l’aurait déjà fait. Il ressentait peut être encore un peu d’amour pour ce qui lui restait de famille.

« Je viens aussi. C’est mon devoir de vous protégez. » annonça Boris

Je me tournais vers lui. Il semblait décidé, enfin il l’était toujours. Je ne l’avais jamais vu douter. Il avait toujours l’air sûr de lui. Je lui souris légèrement.

«-C’est très gentil mais non. Will pourrait te tuer, parce qu’il ne veut que le gouverneur. dis-je
-Et vous ?
-Je suis sa sœur, je ne crains rien. C’est le seul avantage qu’il y a à être de la famille d’un tueur. On moins on est sûr qu’il ne nous fera rien. »

Puis je me levais du lit. Pendant tout le temps qu’avec passé Eghir a cherché des indices moi j’étais resté assisse, à assembler les morceaux du puzzle lentement. Mais il en manquait. Ce n’était pas grave, je les connaîtrais bientôt. Et je n’aurais même pas besoin d’aller les chercher. C’est Will qui me les donnerait sans faire exprès Il fallait juste être patiente.
Je suivis Maedren jusque dans un terrain et nous nous mîmes à chercher un bâtiment abandonné. Il voulut partir vers la gauche, vers la maison mais je l’arrêtais. Mon frère avait toujours préféré la droite et comme il voulait nous voir alors ça ne servait à rien de nous piéger et de nous faire chercher pendant des heures. Bientôt, nous aperçûmes une serre et Eghir ne devait pas savoir qu’elle existait vu sa tête. Je m’arrêtais pour l’observer un peu.

« C’est ici, j’en suis sûre. » dis-je avant de repartir

Je m’approchais jusqu’à me retrouver devant une grande porte. Je poussais les deux battants en même temps et découvris l’intérieur de cette serre. On voyait biens qu’elle était abandonné, les plantes poussaient partout et donner à ce bâtiment l’air d’une jungle. Et surtout on n’avait pas l’impression qu’il y avait quelqu’un. Je m’avançais dans le chemin, écartant les branches et les feuilles qui avaient poussé en travers ou alors passant au-dessus ou en-dessous. Comme une imbécile j’avais oublié de me changer et je me retrouver en haut talons. Mais heureusement j’avais un short et non une robe ou bien une jupe. Mes cheveux se prirent dans une branche et je dus m’arrêter pour les détacher. Puis nous repartîmes. J’avais doublé Maedren et ce fut moi la première à voir la salle de torture. Au milieu de cette immense forêt en serre, il y avait comme une petite clairière, sauf qu’il y avait des murs de chaque côté. Sur ceux si, il y avait des magnifiques tableaux accrochés. Très colorés, très joyeux mais tachés de sang. Au milieu, était suspendu des outils de tortures, ou alors des crochés justement, pour y accrocher des gens sûrement et ils avaient l’air d’avoir déjà servi. Des larmes se mirent à ruisseler sur mon visage alors que j’imaginais toute ces pauvres personnes que Will avait tuées ici. Il y avait aussi une table, avec de quoi attaché quelqu’un qui était elle aussi toute rouge. Je détournais le regard. Et sur la gauche, il y avait une grande table, décoré d’une jolie nappe et de bouquets de fleurs, remplie de bons plats dont il ne restait presque plus rien. Les Ombres devaient avoir finis de mangé et vaqués à leur occupation. Et il y avait l’air d’en avoir beaucoup. Mais le seul qui restait, qui mangeait encore tranquillement c’était mon frère. Il n’avait presque pas changé, il était resté le même. Il tourna la tête vers moi et sourit. Il avait l’air si chaleureux, si gentil que j’eu du mal à me dire que c’était lui le tueur de la petite fille sur la balançoire.

« Pourquoi tu pleures ptite sœur ? » demanda-t-il

Il avait toujours ce même sourire amicale et en offrit aussi un à Maedren qui resta interdit. Mais moi, ça ne me laissait pas de marbre. Les souvenirs de mon enfance défilaient et j’avais envie de me jeter dans ses bras comme je l’aurais si il était juste partit quelques jours en voyage.

« T’es con. »

Ce fut la seule chose que je trouvais à dire alors que je pleurais toujours. Pourtant, je voyais autour de moi cette scène si horrible et les vestiges d’une ancienne vie heureuse de gens que je n’avais pas connue. Les gens qui habitaient ici avant devaient venir boire le thé dans cette serre, rire et admirer ce qui avait dû être un magnifique jardin.
Will se leva et s’approcha de moi. Je vis le gouverneur se tendre. Peut-être qu’il avait peur que mon frère réagisse mal à l’insulte. Mais au lieu de ça, celui-ci me prit dans ses bras

« Tu m’as beaucoup manqué Spring . » murmura-t-il

Je pleurais toujours et je me disais qu’il fallait que je le repousse. Ce n’était pas le frère que j’avais connu, c’était un tueur. Je ne pouvais pas lui faire confiance. C’était un monstre ! Pourtant je n’arrivais pas à me détacher de lui.

« Tu vas voir. Maintenant tout va s’arranger. On va se débarrasser de cette saleté de gouverneur et on va aller chez moi, chez les Ombres et je vais te former et on restera ensemble pour toujours. Il est hors de question que je m’en aille sans toi cette fois, soeurette. »

Ce qu’il venait de dire me révulsa. Il voulait tuer Eghir ! J’aurais dû m’en douter en même temps… Je le repoussais de toute mais force et reculais en même temps, manquant de tomber.

« T’es qu’un salaud ! Un meurtrier. Comment tu peux tuer des gens ? T’es horrible ! Va-t’en ! » hurlai-je

Il parut surprit et pencha la tête sur le côté puis soupira.

« Voyons, c’est pas si terrible tu sais. De toute façon je ne connais pas ceux que je tue. Et puis tu sais, tu l’oublieras bien vite ton gouverneur. Hein, qu’elle t’oubliera super vite Maedren ! Pourquoi tu dois toujours être comme ça. Gentille, angélique. Faut pas tuer, faut faire la paix et tout et tout. Change de registre un peu. Et puis aussi, je suis sûr que le noir t’ira bien. Ça va être super ! Tu vas voir ! Tuer ça fait tellement de bien parfois. »

De bien… Il était vraiment devenu fou alors. En plus il voulait m’emmener avec lui chez les Ombres. Ça devait être un rêve. Pas possible autrement. Il avait déjà oublié que j’étais non-violente ou alors il s’en foutait totalement.

«-Tu peux pas tuer Eghir. dis-je
-Et pourquoi ça ?
-Parce qu’il serait jamais venu seul s’il avait été vraiment en danger. Logique
-Tu entends gouverneur, elle dit que t’as pas assez de couilles pour prendre un petit risque. Mais ma chère petite sœur, moi je ne suis pas très logique et la partie va bien au-delà de lui. Ce n’est qu’un petit obstacle à balayait de mon chemin. »

Et le pire c’est qu’il c’est qu’il le disait en fasse de Maedren. Il voulait vraiment le tuer. Je pris une grande inspiration.

« TU VAS ARRETER TES CONNERIES MAINTENANT ! » hurlai-je en le secouant comme un prunier

Je me doutais que ça n’aurait aucun effet mais j’avais grand besoin de gueuler pour me défouler alors… Je jetais un regard légèrement désespéré à Eghir. Si il ne faisait rien maintenant il allait se retrouver l’épaule transpercé par un des croché et pendu dans le vide. Et ce n’était pas franchement brillant comme avenir proche !








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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Lun 17 Sep - 22:28

Spring accepta son offre. Elle n'avait pas perdu l'envie de voir son frère, ni de trouver ses réponses. Maedren lui sourit tandis qu'elle rembarrait doucement mais fermement le Boris.
Puis ils partirent tous deux, calmement.

Il faisait bon et Maedren se prit à penser que cette ballade pourrait presque être romantique. le cadre était magnifique. Les arbres surplombaient la routes, apportant un peu d'ombre, mais permettant toujours à la lumière de passer; Des fleures parsemaient les bas-côtés et les oiseaux chantaient. mais un tueur avait élu domicile non loin, ce qui cassait tout.
Il suivit Spring qui laissait son instinct la guider. Elle connaissait son frère donc elle saurait le trouver mieux que qui-conque.

Une serre apparu au détour d'un chemin et Egirh haussa les sourcils de surprise. il ignorait qu'il y avait un tel batiment ici... Surtout qu'il semblait être d'un volume important. Tous deux y entrèrent et se frayèrent un chemin au travers de la végétation luxuriante. Des plantes tropicales surtout.

Ils finirent par arriver sur les lieux. Maedren fut surpris de voir que l'endroit avait été aménagé. Une partie torture était établie dans un coin, avec de quoi attacher les victimes, de l’autre côté la partie plus "vie". une table, de quoi cuisiner et des lits de fortunes.
Le gouverneur resta impassible comme il savait bien le faire.
Will était là, assit à table.
Il allait falloir jouer finement.

Le jeune homme semblait sincèrement heureux de revoir sa soeur, mais au pays de la manipulations les apparences sont trompeuses.
La petite famille se serra dans les bras, puis vint le but de cette visite.


Tu vas voir. Maintenant tout
va s’arranger. On va se débarrasser de cette saleté de gouverneur et on
va aller chez moi, chez les Ombres et je vais te former et on restera
ensemble pour toujours. Il est hors de question que je m’en aille sans
toi cette fois, soeurette.


Maedren ne réagit pas, s'attendant plus où moins à cette situation. Il eu même un petit sourire. Quelle contradiction était cet homme... Comment pouvait-il sembler si attaché -aimant?- à sa sœur et pourtant si fatal et cruel ...?
Spring réagit immédiatement, hurlant. Le frère ne se démontra pas, et expliqua ses motivations qui semblaient toutes plus futiles les unes que les autres, et Spring fini par hurler en le secouant.


TU VAS ARRETER TES CONNERIES MAINTENANT !

Maedren ne pu retenir un petit rire.

- Je prend note de ne pas te mettre en colère Sring.. je ne tiens à être secoué de telle sorte.

Il avait une petite voie humoristique, et entreprit la contemplation des objets de tortures tandis que Will prenait ses esprits.

- Tous sont mal entretenus et pas de dernière générations.. Vous êtes presque pitoyables pour des ombres vous savez.. Si vous voulez, je peux vous faire collection de mes propres instruments, afin d’agrandir votre savoir en la matière vous paraissez tellement ignorant...


Maedren se retourna et façon à être face à l'Ombre. La discussion allait commencer sérieusement.

- Sachez que je ne suis ni idiot ni suicidaire. Si je suis venu ici c'est simplement car je sais que je ne risque rien.

Avant que Will ne puisse ouvrir la bouche, le gouverneur lui fit signer de se taire et d'écouter. Son charisme de chef reprenait le dessus, forçant l'ombre à courber le dos et à attendre.

- Et je ne suis pas un obstacle à votre chemin. Spring est libre et le sera toujours. Elle va où elle veut, comme elle veut avec qui elle veut. Et vous ne me tuerez pas. Les Ombres perdraient à me tuer, et tes chefs ne te pardonneraient jamais ma mort. Tu l'ignores peut-être, mais je ne suis pas n'importe quel Zakarois. Immorkhane risquerait de vous faire regretter votre acte, d'une manière que vous n'osez même pas imaginer. De plus je ne vous cacherais pas que certains Ombres me sont fidèles...


Il s'arrêta un instant, observant l'homme qui lui faisait face. Etait-il totalement dévoué à la cause des Ombres..? Ou simplement amoureux de la mort ? Peut-être ignorait-il vraiment ce qu'il faisait, mais il continuait à le faire car il aimait ça, sentir la peur.
Maedren ne dit rien de plus. Il avait semé le doute dans l'esprit de Will. S'il avait encore un peu de sens, il n'agirait pas. Surtout sa cause risquait de l'abandonner, il ne prendrait pas le risque de le tuer.. De plus Eghir avait dit que certains ombres étaient en fait infiltrés, peut-être même que ses "amis"avec qui il avait diné en faisaient parti ?
Dans tous les cas, ce n'était pas la mort qui attendait le gouverneur et il le savait très bien.

Une même raison le maintenait en vie et faisait que les Ombres le laissait en paix. Si un des leurs venait à rompre cet équilibre, alors.. ça serait la guerre. Et les Ombres, tous aussi nombreux et puissants soient-ils sont incapable d'y répondre.
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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Lun 1 Oct - 18:15



Le magicien


Je levais les yeux au ciel. On aurait dit deux gamins qui se battaient pour savoir qui était le plus fort et lequel avait les meilleurs jouets. Si ça continuer ça allait devenir pathétique. J’étais tenté de les planter là, tous les deux mais bon… Je n’allais pas le faire. Je me tournais vers Maedren avec un grand sourire assez crispé.

« Eghir, tu n’arriveras jamais à me mettre en colère. » dis-je

Puis de nouveau vers mon adorable frère qui allait se mettre à parler.

« Tu fermes ta gueule toi. »

Will sourit avec un air amusé. Puis, il se détourna pour retourner s’asseoir et finir de manger. Puis, il sembla oublier ce que je lui avais dit. Il désigna les instruments de torture de la tête.

« -Tu crois que parce qu’ils sont vieux, ils ne peuvent pas servir correctement. Détrompes toi gouverneur. Il suffit d’avoir un peu d’imagination et ils font un bien meilleur boulot que tous tes joujoux modernes. dit-il à Maedren
-Spèce’ de gamin. On dirait Arnatis.
-Mais qui te dis que je ne suis pas lui ? Qu’en fait c’est Will qui est mort et pas le contraire. »

Il me fixait et je haussais les épaules. Puis je souris de nouveau.

« Je le sais parce que si tu étais Arnatis, tu serais venue m’aider quand j’étais en prison. Il a toujours eu un petit côté héroïque. Et puis ça ne collerait pas avec l’histoire. Surtout pas annoncer comme ça. Ca ne fonctionne pas et c’est presque prévisible. Dans une histoire avec deux jumeaux où l’un des deux à étaient tués, le coup du, je prends la place de mon frère est très classique. Et je sais très bien que vous n’avez jamais fait dans le classique. »

Will me rendit mon sourire avant de se relever.

« J’espère que la fin de l’histoire ne sera pas trop prévisible. Je compte sur toi pour prendre un peu plus part à la partie petite sœur, histoire de la faire avancer, elle commence à stagnait. Allez, j’y vais, j’ai quelques trucs à régler. »

Puis il y eut un nuage de fumée et quand il se dissipa mon frère avait disparu. J’avais l’impression que lui qui était si mature avant, avait rajeuni d’un coup. Je soupirais en levant de nouveau les yeux au ciel et cherchais un mécanisme qui aurait soulevé ou enlevais une des dalles par terre. Mon frère se prenait pour un magicien du crime et bien j’allais découvrir les secrets de ses tours. Et celui-là je le trouvais bien vite, juste là où se tenait Will bien entendu. Et la dalle coulissa laissant entrevoir un souterrain.

« Alors Eghir, tu étais au courant que ça existé ça ? Ca conduit sûrement aux autres bâtiments du terrain. » dis-je

Puis j’enlevais mes chaussures avant de sautais en bas. Les avoir garder était le meilleur moyen de se fouler la cheville. Voir de la casser.

« Tu viens ? demandai-je au gouverneur, Il faut faire vite. Je pense que là où va mon frère il y a des informations et que si on le rattrape pas il va toute les faire disparaitre. Ça serait dommage.







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Gouverneur Maedren
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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Ven 5 Oct - 14:41

Spring leva les yeux au ciel et cassa tout, s'incrustant dans l'histoire. Faisant tout revenir à elle.

-Eghir, tu n’arriveras jamais à me mettre en colère.


Maedren retint un gros soupir. Pourquoi était-elle intervenue ?! Will semblait en vouloir à lui, et à lui seul, c'était dans ses cordes que de chercher à pousser l'Ombre à bout. IL savait manipuler les gens alors pourquoi venait-elle l’interrompre ? il ne cherchait pas à la mettre en colère. Ce n'était pas à elle qu'il parlait. Elle était hors-jeu. Une sorte de Joker protecteur.
Will prit cette intervention à cœur et repris la parole pourra conter des inepties inintéressantes.
Comme si les armes de tortures avaient un quelconque intérêt pour lui... Il avait dit ça simplement pour montrer qu'il n'était pas le moindre du monde intimider, qu'il connaissait tous les trucs de grand mère pour obtenir des informations. Mais l'Ombre semblait être assez lent, et peu enclin aux grandes pensées.

Puis Will leur fit des adieux et disparu. Maedren fut surpris un court instant par cette mise en scène. C'était un joli spectacle. Spring mis rapidement à jour la trappe qui avait permis de fuir et le regarda d'un air pétillant.


Alors Eghir, tu étais au courant que ça existait ça ? Ca conduit sûrement aux autres bâtiments du terrain. »

Sur ce elle sauta dans le trou.

« Tu viens ? Il faut faire vite. Je pense que là où va mon frère il y a des informations et que si on le rattrape pas il va toutes les faire disparaitre. Ça serait dommage.


Maedren ricana. Non il n'allait certainement pas jouer à ce jeu là. L'Ombre semblait avoir oublier à qui il s'adressait. Le gouverneur n'allait certainement pas courir dans des couloirs étroits et inutilisés depuis des années, juste pour le plaisir de rentrer dans le jeu d'un meurtrier.
Peut-être il y aurait des informations intéressantes, mais il faisait confiance à Spring sur ce coup là. Il se contenterait de la mort de Will.


- Je pense pas non. J'ai passé l'age de courir après le loup. Si tu veux le suivre, fais-toi plaisir, mais ça sera sans moi.


Il la regarda rapidement puis fit demi-tour. Sortir de la verrière fut assez aisée et rapide. Il regrettait un peu d'avoir laissé la demoiselle là mais sa conscience lui disait que de toute façon elle n'était pas seule.
Et puis l'ombre n'avait rien à lui dire. il voulait juste jouer. Avoir un auditoire pour exister. Quoi de mieux qu'un gouverneur pour prendre de l'importance. Oh oui, Maedren était certain que cet homme allait déployer des trésors d’ingéniosité ! Mais il s'en fichait. La seule raison qui l'avait poussé à ne pas ouvrir la chasse venait de disparaitre en fumée elle aussi.


Sur le chemin de la sortie, le gouverneur croisa les propriétaires avec trois de ces hommes. Il les salua et entra dans le vif du sujet en les questionnant à propos des tunnels. Si la femme semblait surprise par leur existence, le mari lui semblait plus gêné. Certainement sa porte de sortie pour qu'il aille voir ses maitresses. Mais l'heure n'était pas à la morale et Maedren lui intima de lui raconter.


- Oui il existe bien des souterrains.. je... J'ai découvert leur existence étant enfant. Ils relient la maison, par la trappe verte de la cuisine, aux serres botaniques ainsi qu'à la grange. Il n'existe que trois entrées. Les murs intérieurs sont en pierre, ce qui empêches les possibles ramifications. C’est.. à propos du tueur ? Vous pensez qu'il les aurait utilisé..?


Maedren hocha la tête, plongé dans ses pensées. Il fallait rabattre tout ce petit monde au même endroit.La maison était l'endroit idéal. Paraissant assez vaste pour s'y cacher et pourtant facile d'y dénicher de potentiels intrus.
Encore fallait-il qu'ils n'aient pas encore quitté les sous-terrains.. la propriété était vaste, ils ne devraient pas tarder à sortir...

Le gouverneur prit rapidement sa décision. Un incendie se déclarerait bientôt dans la grange et des hommes allaient saisir toute la serre. étudier minutieusement chaque recoin, chaque arme... Et trouver les potentiels ombres qui seraient cachées. mais Maedren se doutait qu'il ne pouvait pas y en avoir plus de deux. Un duo. Et Will était la troisième roue du carrosse.
Jusqu'à maintenant Eghir avait pensé que tout était orchestré par Wil.. mais plus maintenant. Rien n'était sur. S'il n'était qu'un sous-fifre, utilisé pour ses relations avec Spring. Les Ombres lui aurait donné carte blanche et auraient lâché ce jeune chien fou. Pendant que tous seraient captivés par lui, les deux autres auraient le champ libre. Mais pour quoi faire..?

Le feu prit rapideent à la grange, le portes étant bloquées de l'extérieur. S'il y avait des individus à l'intérieur, ceux-ci ne pouvaient avoir survécut, si ce n'est en utilisant la sortie secrète. Alors il y aurait deux choix. La serre, la planque des ombres, leur lieu sécurisé, qui maintenant ne l'était plus. Will avait commis l'erreur de lui montrer sa planque. Une planque est toujours importante, et Maedren le savait.
Il était d'ailleur ravi de l'efficacité de ses hommes. Ceux-ci avaient agis extrêmement rapidement, et silencieusement.


- Prenez les chiens et pistez le. Il est possible qu'il y ai plusieurs ombres, ne négligez rien.


Le gouverneur ordonna à un groupe de commencer à se diriger vers la maison, avec trois chiens. L'un pisterait Spring, tandis que les deux autres s'occuperaient de l'ombre. Les guerriers avaient pris des effets personnels afin de leur donner l'odeur. Un autre groupe, avec un seul chien retournerait à l'arbre afin de pister le chemin qu'avait fait l'ombre, et deux autres chiens s'occuperaient de sécuriser parfaitement la serre.
Des hommes étaient partout, et veillaient à maintenir un cordon de sécurité, au cas où il y aurait des fuyards.


Eghir retourna tranquillement dans la maison où toute cette histoire avait commencée. Il s'installa sur une chaise et grignota.Ca lui faisait du bien de se poser un peu. Il pourrait alors finir d’analyser la situation et rentrer à Zakar. Il y avait du travail, et il ne devait pas le négliger. Trouver cet ombre et ramener sa tête à la cité lui serait d'une grande aide.
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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Dim 7 Oct - 20:59



Azmer et Amar


Je courrais dans le tunnel obscur, à la poursuite de mon frère. Ou plutôt de l’éco de ses pas. Je l’appelais plus d’une fois et j’entendis au loin un juron. Puis plus rien. Quand je débouchais sur une sortie je me retrouvais dans la grange. Et il y avait du feu. Elle était en train de bruler ! Je vis demi-tour, non sans remarquer la fenêtre ouverte sur une grosse branche d’un arbre. Will s’était enfui par là et Maedren ne devait pas l’avoir vu. Je retournais dans la serre, lentement. Je venais de nouveau de perdre mon frère et je me demandais qu’elle serait sa prochaine connerie.
Oh Will, qu’est-ce que tu vas encore faire ? Tu ne crois pas avoir déjà fait trop de bêtises ? Es-tu vraiment obligé de poursuivre ton petit jeu morbide qui nous met tout en danger ? Bien sûr que oui. Tu n’avais jamais accepté de ne pas finir une partie. Pour toi, tout doit avoir une fin et tu dois la connaître. Le mieux c’est même que ce soit toi qui la crée. Tu dois te dire que ça sera mieux avec toi, plus artistique. Que ça restera dans les mémoires et que personne ne t’oublieras. En fait c’est ça que tu cherches mon frère. Tu cherches l’éternité.

•••

A peine étais-je remonté dans la serre que deux soldats m’encadrèrent alors que d’autres essayaient vainement de maîtriser Azmer et Amar. Mon regard commença à faire le tour de la serre quand je fis tilt.

« Mais putain qu’est-ce que vous faîtes là tous les deux ? » demandai-je

Je fronçais les sourcils. Pourquoi les deux grands protecteurs de Pavel étaient-ils ici ?

«Vous connaissez c’est deux Ombres. » demanda un soldat

Je rigolais. Eux des Ombres ? Naaan. Pas possible. Eux ils protégeaient mon ami, le chanteur, des problèmes de sa famille qui lui retombaient dessus assez souvent. Des problèmes armés et près à le tabasser. Mais maintenant plus personne n’essayait vraiment de lui faire du mal pour ne pas avoir affaire au duo.

« Nous, on est pas les copains du frère de la sauterelle. On nous a envoyait pour la protéger et attraper Will. »

Azmer souriait maintenant, dévoilant au passage l’espace entre ses deux dents de devants qui lui donner un air tout à fait innocent. Il avait toujours une voix calme et douce qui tranché des fois avec ses paroles et ses gestes. Amar, c’était Amar, un bloc et c’est tout. Il était plus petit que son ami mais plus carré. Il avait l’air bien plus sérieux que Maedren, oui c’est possible, et il ne lésinait jamais sur les moyens.
Les gardes nous emmenèrent jusqu’au gouverneur et je remis mais chaussures en même temps. Azmer m’expliquait que c’était Pavel qui l’avait envoyé pour m’aider et dire aux autres de rentrer. C’est vrai, ça devenait trop dangereux, surtout pour Saule. Une fois arrivé devant Eghir j’expliquai rapidement que les deux caïds d’Orusfog n’étaient pas les Ombres qu’il cherchait.

« D’ailleurs tu sais que ce n’est pas bien de bruler des trucs Eghir, j’ai bien faillis finir cramer moi. C’est pas gentil ça. » dis-je en souriant

Puis il nous montra une lettre. Un des gardes l’avait trouvé dans la serre et Will devait l’avoir fait tomber. Elle nous apprenait que s’il avait tué la petite fille c’était pour couvrir un autre meurtre commis dans les bas-fonds de Jakar. Maedren allait commencer à lancer des ordres à ce propos mais Amar, sortant de l’ombre d’Azmer aussi dur qu’un roc l’arrêta d’un geste.

« Ça ne sert à rien que vous alliez là-bas à par voir un cadavre. commença-t-il, Les indices ne sont pas dans le corps mais chez les témoins et dans cette partie de votre ville ils ne parlent pas facilement. Que vous soyez ou non gouverneur. Bien sûr il y a la torture mais ça vous ferait perdre du temps. Laissez-nous faire, on sait si prendre et les gens nous parlerons plus facilement à nous parce qu’on est comme eux. On vient du même genre d’endroit et en plus on a des amis là-bas. Faîtes-nous confiance, on vous rapportera de bonnes informations. »

Je souris alors qu’Amar reculait. Une petite expédition dans leur royaume, ça ne me ferait pas de mal. A condition que je ne m’approche pas du mort en question.

« Allez la sauterelle, on décolle ! Il est temps qu’on attrape ton frère histoire qu’on puisse comprendre et qu’il arrête de se faire passer pour un artiste. » dit Amar en m’ébouriffant les cheveux

Avec ces deux-là j’avais l’impression d’être une gamine mais bon…

•••

Retour au palais. D’ailleurs en y repensant, j’avais bravé l’interdiction de Maedren disant que je ne devais pas rentrer dans la ville. En même temps il était là quand j’étais partis.
Bref, nous avions trouvé une grande information pour lui. Nous entrâmes tous les trois dans le bureau du gouverneur.

« -Alors… commençai-je
-Spring, rapide s’il te plaît. intervint Azmer
-Oui, oui. Version courte, après avoir interrogé pacifiquement, enfin j’ai essayé de faire en sorte que ce soit le cas, on a trouvé un pauvre bonhomme complètement bourré qui avait servi de message de celui qui supervise toute la mission de mon adorable frère pour son collègue. Enfin c’était juste le nom de celui qu’il devait assassiner et aussi pour dire que Will devrait de nouveau camoufler le meurtre. Cette fois, ils visent plus près de toi Eghir. Celui qui doit mourir est ton chef de Traque. »

Il y eut un grand silence. Azmer et Amar sortirent.

« -Vous allez où ? demandai-je
-Chercher ton frère bien entendu et toi tu restes ici. »

Je me retrouvais seule avec Maedren. Je lâchais un gros soupire. Je n’avais pas arrêté de bouger et je n’avais pas eu le temps pour penser à la petite fille sur la balançoire.

«Je suis vraiment désolé pour mon frère. Je… J’aimerais tant qu’il arrête ses conneries et qu’il redevienne comme avant. » murmurai-je








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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Dim 14 Oct - 12:20


Spring fini par revenir. Accompagnée.
Une escorte de garde ainsi que deux individus. Les gardes lui expliquèrent qu'ils les soupçonnaient d'être des Ombres complices, ce que la jeune femme démenti immédiatement.

Le gouverneur hésita quand même à les exécuter. Pour la forme. Et pour ne prendre aucun risque. Spring avait la fâcheuse tendance à connaitre trop de monde, surtout des personnes louches. Rien ne prouvait que ces hommes n'étaient pas des Ombres.


« D’ailleurs tu sais que ce n’est pas bien de bruler des trucs Eghir, j’ai bien faillis finir cramer moi. C’est pas gentil ça. »


Maedren la regarda impassible. Elle avait la fâcheuse tendance à lui taper sur les nerfs... Et il était à bout.
Il regarda la lettre qu'il avait en main. Elle avait été trouvée sur les lieux et étudiée sous tous les angles. Des spécialistes avaient décrypté un potentiel code qu'il n'y avait pas. Ils avait analysé l'écriture, et elle pourrait correspondre à celle de Will, pour ce qu'il en savait.
Un des hommes qui était avec Spring prit la parole, mettant en avant l'inutilité d'aller voir sur place, un cadavre n'était pas utile.
Mais c'était trop tard déjà, Eghir avait envoyé ses hommes, pas pour empêcher le meurtre, mais pour enlever le cadavre. Il n'en avait pas besoin, la ville était assez en effervescence comme cela.
Il n'allait pas mener l'enquête car il avait maintenant la certitude que les Assassins s'en mêleraient d'ici peu. Ils ne resteraient pas sur la touche tandis que les Ombres (du moins UN ombre) mettait la pagaille et semait la terreur en tuant des innocents.

L'homme se proposa d'y aller avec Spring car ils pensaient -à tort?- obtenir de meilleurs résultats que lui. Maedren lui fit un o=sourire mausé qui n'avait rien de sympathique et les laissa vivre leur vie; Qu'ils s'amusent à mener l'enquête, grand bien leur fasse. Lui avait du travail. Et des indics à voir.

***

Le gouverneur passa par une porte dérobée afin de pénétrer dans la ville et rejoignit un vieux taudis qui tenait lieu d'auberge. Il passa par l'arrière-porte et rejoignit la femme qui était là. Elle avait tout d'une sorcière et elle ne cherchait pas à se débarrasser de ces préjugés car ils lui étaient utiles Seule Eghir savait ce qu'il en retournait.
Elle paru surprise de sa venue et se ressaisi bien vite.

- Tiens... Qui voilà ?
Elle avait un air un peu revêche que le gouverneur savait calmer.

Après une rapide discussion et de nombreuses caresses et baisers plus tard Maedren se rhabilla et quitta la pièce, laissant une sorcière comblée.

Tandis que le gouverneur marchait pour rejoindre son palais il décida d'aller vérifier les informations apprises récemment. Il mit son capuchon et pénétra dans une auberge. personne ne faisait attention à lui et il laissa ses oreilles trainer. Ils parlaient bien d'un mort. Mais son cadavre avait vite été enlevé. Les hommes du gouverneurs y étaient-ils pour quelque chose ? A cette questions les avis étaient multiples.
Eghir soupira. Il savait que la sorcière ferait ce qu'il lui avait demandé, et elle avait des informations importantes que tous ces gens ignoraient. Les assassins étaient déjà au travail, et ce n'était qu'une question de minute pour qu'ils arrêtent le parcours de cet Ombre. Qui était d'ailleurs passé par le taudis, mais n'avait pas vu la sorcière. Elle l'avait dévoré des yeux, peu habitué à voir un homme aussi bien fait dans ce lieu. Mais elle n'avait pu en rien en profiter car il n'était pas resté et avait éviter de toucher ou même de regarder qui que ce soit, si ce n'était le barman. Il était parti après avoir eu ses informations.
La sorcière lui avait retranscrit mot pour mot leur dialogue. les deux hommes se connaissaient. Puis il l'avait payé. payé de sa personne, c'était leur accord. Il lui procurait des plaisirs qu'elle ne pouvait avoir seule et elle le tenait informé. Parfois cet accord était différents, plus important, dans quel cas ils s’arrangeaient tous deux pour y gagner.
Le gouverneur savait qu'elle ne le trahirait pas. Aucun homme ne la touchait et il avait le remède à se solitude. Elle appréciait, ce qui la rendait plus fidèle que n'importe quel espion informateur.

Lassé des conversation qui l'entourait le visiteur encapuchonné quitta la taverne et rejoignit son domaine. Tout y était plus luxueux, et ici, tout le monde le connaissait.
Il pénétra dans ses quartier, prit une rapide douche et enfila des vêtements propres, l'esprit plongé dans la situation tumultueuse du moment. Lorsqu'il fut de nouveau propre et présentable il rejoignit son bureau. il lui fallait prendre de nouvelles mesures. De sécurité, mais aussi créer une diversion. Quelque chose qui fera oublier aux Zakarois les tristes évènements. Il était à peine plongé dans ses travaux que la porte s'ouvrit. L'individu qui entra n'avait pas frappé. Il ne dévoila pas son identité.
C'était un assassin.


- Il semblerait que vous ne réussissiez pas à mener à bien votre barque seul Maedren...

Le gouverneur serra les dents, peu adepte du manque de respect ni du ton moqueur employé. Il s'en sortait bien sans l'aide de ces pseudo justiciers. Mais il ne dit rien, préférant attendre la suite des remarques.


- On a attrapé l'Ombre alors arrêtez sa recherche, il a laissé une tonne d'indices afin de vous faire tourner en rond. J'espère, au nom de tous les assassins, que vous prendrez notre geste en considération.
..

Eghir senti le sourire de l'assassin même s'il ne voyait pas son visage. Lorsqu'il prit la parole sa voix était coupante.


- J'en prend note. Mais vous n'êtes pas venu pour aider les Citoyens, simplement pour récupérer l'Ombre qui trainait trop près de chez vous. C'était un trop grand risque que de le laisser en liberté. Cependant, au nom de tous les Zakarois, j'apprécie votre intervention, soyez-en certains.

Il fixa son regard clair dans l'ombre de la capuche. Leur débat aurait certainement duré plus longtemps si la porte ne s'était pas rouverte. Sans frapper non plus.
Trois personnes entrèrent au pas de charge tandis que L'assassin disparaissait.


« -Alors… Version courte, après avoir interrogé pacifiquement, enfin j’ai essayé de faire en sorte que ce soit le cas, on a trouvé un pauvre bonhomme complètement bourré qui avait servi de message de celui qui supervise toute la mission de mon adorable frère pour son collègue. Enfin c’était juste le nom de celui qu’il devait assassiner et aussi pour dire que Will devrait de nouveau camoufler le meurtre. Cette fois, ils visent plus près de toi Eghir. Celui qui doit mourir est ton chef de Traque. »

Maedren fixa les personnes qui se tenaient devant lui. Il se demandaient s'ils étaient des imposteurs. Des ombres ? L'assassin ne resterait pas aussi immobile, c'en était certain. Alors simplement des jeunes cow-boys, désireux de faire leurs preuves, pensant pouvoir sauver le monde.
Mais ils n'avaient aucun pouvoir, et n'étaient même pas d'ici. Ils firent demi-tour et Spring leur demanda.


« -Vous allez où ?

-Chercher ton frère bien entendu et toi tu restes ici. »


Le gouverneur hésita puis les laissa fouiner... Ca permettrait peut-être de débusquer les surprises que Will avait semé sur son passage. Éviter aux Zakarois de trop grande frayeurs.Il les laisserait faire de sale boulot.
Spring se trouvait maintenant seul avec lui dans le bureau. L'assassin avait disparu.

Maedren fit signe à l'artisane d'attendre et il appela les guerriers en faction. Il leur demanda d'aller interroger le barman du taudis et de ratisser la ville à la recherche d'éléments laissés par Will. Et de rassurer la population.
Les hommes hochèrent la tête et partirent faire leur travail, tandis Qu'Eghir verrouillait la porte derrière eux. Il se tourna vers Spring et lui lâcha l’information.


- Les assassins ont arrêté ton frère. J’ignore ce qu'ils vont en faire, et je ne peut que me réjouir. Pour mon chef de traque, je ne me fais pas de soucis. Il est doué et plein de ressources.

Il se tu laissant le temps à Spring d'intégrer ces informations.
Ainsi se finissait le mystère. une fin rapide et brutal. Elle pouvait laisser la demoiselle sur sa fin, éprise d’aventures et d'histoire alambiquées. Comme son frère. La réalité est souvent toute autre.
Elle partirait surement. Une partie de lui l'espérait. il avait besoin de calmer. Et de réfléchir seul. L'autre partie voulait qu'elle restait auprès de lui, et qu'ils passent leur temps à faire l'amour.
Il soupira et repris la parole.


- Fin de l'histoire. Alors que va-t-il se passer entre nous ? Quel est le mot de la fin à ce sujet..?

Ce disant il s'était rapproché et fixait maintenant Spring dans les yeux. Leurs visage étaient très proches et leurs nez se frôlaient. Leurs bouches n'attendait qu'un signal pour en faire de même.

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Spring
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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Dim 14 Oct - 17:30



Si seulement...



Je souris tristement. Mon frère avait donc été arrêté. L’oiseau qu’il était s’était fait attraper en plein vol. Fauché dans son ciel sanglant. Puis Maedren me demanda ce qu’il allait advenir de nous. Il annonça aussi que l’histoire était finit en se rapprochant de moi. Est-ce qu’il voulait que je reste ? Peut-être. Mais il devait être fatigué de mes histoires, mon monde n’était pas le sien et j’en avais marre du sien. Tout était trop logique, stagnant. Pour lui les histoires se coupaient en plein milieu, elle se terminait vite et puis c’est tout. Il n’y a pas de suite pour lui. Mais moi j’en vois une. Ce n’est pas encore fini. Pour lui si je pars il n’y aura plus rien d’autre mais ce n’est pas vrai. Son monde est trop étroit, je ne peux pas y rester plus longtemps.

« Non, ce n’est pas finis. On est a pas arriver à la fin de l’histoire mais juste du chapitre. Quant à nous eh ben… Je vais retourner chez moi. Je vais retrouver mes amis et ma famille et toi tu vas rester ici et t’occuper de ta ville car j’ai l’impression que c’est ta seule réalité. »

Je souris et je l’embrassais puis je me détachais. J’aurais quand même bien aimé rester avec lui encore un peu. Mais bon… Il fallait que je fasse quelque chose pour Will et même si je savais que je ne pourrais sûrement rien faire j’aller quand même essayer. Il fallait aussi que j’aille chercher Azmer et Amar.
J’étais si heureuse, j’allais retrouver mon monde. Mais je l’étais aussi car je ne regrettais pas d’être venue. Malgré tous les problèmes qu’il y avait eu j’étais contente. D’autres personnes m’auraient traité de folle s’ils avaient su ce que je pensais. Oui, peut-être bien que je suis folle. Sûrement. Je suis une putain de folle mais au moins je suis libre moi.

« Je reviendrais peut être si je peux. Et toi, si tu viens à Orusfog, passe me voir. » dis-je

Oui, ça serait bien. Cette fois je pourrais vraiment te montrer mon monde Eghir. Tu pourrais rencontrer Pavel, la famille d’Eagle et même la bande d’Azmer et d’Amar. On a peut-être l’impression qu’on n’a pas intérêt à les fréquenter au début mais une fois qu’on les connait c’est autre chose. Ces mecs qui jouent au dure sont en fait des gens tous ce qu’il y a de plus gentil qui cherchent juste à se protéger. Je me souviens des choses qu’ils m’ont tous fait découvrir. Ces paysages qui seraient resté inconnu sans eux.
Tellement choses que j’aimerais te faire partager. Je te dois bien ça non ?
Je déposais un nouveau baiser sur sa joue puis je me retournais. Il était temps pour moi d’y aller. Les rideaux se fermaient lentement en attendant le prochain acte. Je partis en direction de la porte mais juste avant une question que je m’étais posé assez souvent me revint en tête. Je me retournais.

« Dis-moi Maedren, est-ce que tu es amoureux de quelqu’un ? » demandai-je

Il ne me répondit pas bien entendu. Mais la question avait dû le prendre au dépourvu et ce que je lus dans son regard me suffit. Ça avait l’air si compliqué... Est-ce qu’il lui avait dit ? Non, bien sûre que non, ce n’était pas son genre.

« Tu devrais lui avouer. » lui dis-je

Puis je souris, un grand sourire pour l’encourager. Puis j’ouvris la porte et je sortis. Mais juste avant de la refermer et de m’en aller pour aller retrouver ma famille j’ajoutais :

« Parce que la pire des choses c’est de se dire plus tard : si seulement… »







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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Dim 21 Oct - 12:51


« Non, ce n’est pas finis. On est a pas arriver à la fin de l’histoire mais juste du chapitre. Quant à nous eh ben… Je vais retourner chez moi. Je vais retrouver mes amis et ma famille et toi tu vas rester ici et t’occuper de ta ville car j’ai l’impression que c’est ta seule réalité. »

Maedren la regarda. Elle allait partir... Il s'y attendait. C'était juste une évidence, il le savait depuis le début, elle n'était pas faite pour vivre ici. Ses aspirations et ses besoins étaient radicalement différentes des siens. C'était toujours comme ça que ça se finissait car personne ne peut comprendre. Chacun vit sa vie, tous cherchent la liberté en oubliant que chacun est différent. Et que personne n'est libre. rares sont ceux qui ont cette claire voyance que quelques soient leurs choix ils ne sont pas libre. Prisonniers de leur vie, de leur passer, des gens qui les entourent... Le monde est comme une pelote de fils et chacun et prisonnier dedans, certains comme spring foncent sans ce soucier des fils qu'ils trainent derrière eux, de ceux qui sont détruits, et aucun ne lui résiste assez longtemps.
Lui avait choit car il savait que certaines personnes devaient s'occuper de la pelote, et c'est le pouvoir des dirigeants, de veiller à ce que tout soit au mieux. Ils ne gagnent rien en échange, si ce n'est de vivre avec un pouvoir fabuleux sur toutes les vies.

Un léger baiser et elle se détacha.


« Je reviendrais peut être si je peux. Et toi, si tu viens à Orusfog, passe me voir. »

Maedren eut un petit sourire en coin. Il savait que non. Il savait qu'elle n'était pas chez elle, que ce ne serait jamais aussi simple. Il ne pourrait pas passer et entrer "j'ai vu de la lumière, ça a l'air bon ce que vous mangez...". Sa vie à lui était ici. Parfois il faisait de rapides visites dans d'autres Cités mais toujours à but professionnel. Sa vie à lui c'était Zakar.

« Dis-moi Maedren, est-ce que tu es amoureux de quelqu’un ? »

Maedren resta immobile. Ses muscles se tendirent tandis que l'image de Lola se formait dans son esprit.
Non.
Il l'avait cru. Il l'avait espéré peut-être aussi..; Mais il avait déchanté, il avait souffert. Il avait changé. Il n'avait plus de coeur car son travail ne demadnait aucune distraction. Pas par gout, juste car il n'a rien à offrir à une femme, si ce n'est des plaisirs charnels. Quelle que soit cette fille, elle n'aura jamais la première place dans son coeur, elle n'occupera jamais totalement ses pensées comme ce devrait être le cas avec un amoureux transi.

« Tu devrais lui avouer. »

Le cœur d'Eghir rata un battement. Ses pensées se rebellèrent, tentant de lui faire oublier ces vilains mots, qui redonnaient de l'importance à son coeur. Qui l'avaient fait revivre. Mort c'était très bien. Pourquoi voulait-elle le ressusciter ? Pourquoi le faisait-elle tant souffrir..? Elle ignorait cette douleur qu'il était incapable de controler. Sa douleur le rendait fou. Mauvais. Capable de tout même du pire. Surtout du pire.

La dernière phrase de Spring lui parvint comme un murmure

« Parce que la pire des choses c’est de se dire plus tard : si seulement… »

Elle ferma la porte et le laissa seul avec ses souvenirs. Avec ses douleurs.
Pourrait-il lui pardonner d'avoir eu ces mots qui pour elle n'ont pas de sens ? .. Pas de poids. pas de conséquence. Elle se moque de tout, mais pas lui...

Un petit garçon. Il lui demandait des conseils en amour.
Sa réponse. Lui dire...

Sa conscience se rebella devant cet accès de mièvreries. Il se revit, presque en train de la violer.
Une douleur. Oui il avait mal. Et surtout son regard à Elle. de la peur. Un animal, jamais il n'avait été comme ça auparavant. Plus jamais. Il se l'était promis. Sur lui, sur tout ce qu’il pouvait. Rien n'était pire que ça... Tant de choses dans son regard. Il revoyait parfaitement la scène.

Son cœur saignait.

Ses yeux aussi. Une larme solitaire coula. Sur sa joue avant de continuer son périple jusqu'à son menton.
Il avait mal. Il revivait tout. Il ressentait tout. Il faisait face à son passé.
Un douleur encore plus grande car une fois de plus il comprenait ses choix et les approuvait. Il ne voulait pas revivre ça.

Les yeux fermés, il rêva de lèvres venant le réconforter. De mains douces venant essuyer son pleur. Il ne savait plus à qui appartenait ces beaux atours. Cette chaleur il en avait besoin.
Eghir aurait du en vouloir à Spring mais il ne pouvait pas. C'était impossible. Il avait compris depuis un certain temps qu'on ne pouvait pas lui en vouloir.
Et Lola... Son cœur se serra à nouveau et il ne fit rien pour arrêter de souffrir cette fois.

Il lui fallait faire son deuil. Il lui fallait accepter l'idée qu'il vivra toujours seul. qu'il fallait qu'il arrête de se poser sur de belles jeune femmes car au final toutes le blessaient. Pas intentionnellement, amis le résultat est le même. Voir pire. car aucune ne regarde derrière elle. Aucune ne cherche à savoir si elle lu fait mal, q'il va bien...
Cette indifférence il avait dit qu'il en ferait son quotidien.


Debout, appuyé conter sa fenêtre, Eghir laisse son cœur s'apaiser. il le laisse partir. Mais pour combien de temps sera-t-il capable de vivre sans ..? Dans tous les cas pour le moment il avait du travail alors dès qu'il serait près à tout affronter... il le ferait.
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Spring
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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Mer 24 Oct - 18:07



Désolé...



J’étais presque arrivé à la sortit du palais de Maedren et je commençais à me dire que je n’aurais jamais dû dire quelque chose sur le fait qu’il soit amoureux. Puis le regret arriva. Non, vraiment, si il n’avait rien dit à la personne qu’il aimait c’est qu’il avait sûrement ses raisons et j’étais allé remuer le couteau dans la plaie. Je m’arrêtais deux minutes et je me mis à réfléchir. Aller m’excuser ou reprendre ma route et le laisser en espérant qu’en fait ça ne soit pas grave. Je fis très vite mon choix et commençais à courir vers le bureau d’Eghir. Je frappais avant d’entrer et comme personne ne me répondait je poussais la porte quand même. Je le vis appuyer près de la fenêtre.

« Je suis vraiment désolé j’aurais ja… »commençais-je

Puis je vis son regard et même le reflet discret d’une larme coulait le long de sa joue. J’entrais en fronçant les sourcils. Ses yeux exprimaient une si grande douleur comme si on venait de lui briser le cœur. Comme le regard de ma mère que j’avais vu quand je l’avais trouvé au-dessus du cadavre mon père et de mon frère. Ou presque…
Je m’approchais et je le pris dans mes bras. Je lui caressais doucement les cheveux après avoir essuyer l’unique larme qui avait coulé. Je m’en voulais beaucoup. Qu’est-ce qui m’avait pris de sortir des conneries pareilles ? De quel droit ? Qu’est-ce que je savais de son histoire ? Presque rien ! Même rien du tout. Et je n’avais pas le droit mais alors pas du tout de dire ce genre de chose !
Je l’embrassais sur la joue où la larme avait coulé comme pour faire disparaître son souvenir. J’allais rester avec lui encore un peu. Orusfog et mes amis pouvaient encore attendre. Azmer et Amar devait être en train de s’amuser à chercher mon frère qui n’était plus là. Rien ne presser à part mon envie de revoir les miens. Mais je devrais rester parce que je ne pouvais pas laisser Maedren avec ce regard-là. Celui que j’avais vu et que je n’oublierais jamais. Celui que j’avais dû avoir aussi des années auparavant.
Je murmurais un petit désolé mais Eghir n’avait pas vraiment l’air de m’en vouloir. Ouf ! J’étais rassurée. Je le serrais toujours dans mes bras mais je commençais à le lâcher lentement. Et quand je dis lentement c’est lentement. Joker, que je n’avais pas revu depuis un bon moment entra. J’avais oublié de fermé la porte derrière moi. Le renard posa son popotin poilu par terre et se mit à nous fixer comme s’il n’avait rien de mieux à faire. Seul ses oreilles et sa queue bougée. Puis il se releva et se détourna pour aller se coucher sur un des fauteuils comme si on était aussi intéressant que des arbres. Sale petite chose rousse ! Je ferais mieux de me faire un manteau avec sa fourrure !
Je finis par lâcher complètement Maedren et je me mis à le fixer comme venait de le faire Joker. Puis j’allais fermer la porte. Ça serait dommage que quelqu’un nous voir. C’était privé. Quoique moi je m’en foutais… Je ne me préoccupais pas de ça et le plus souvent ça me faisait rire. Si quelqu’un nous apercevait tant mieux pour lui, moi je n’en avais rien à foutre.
Une fois la porte fermée je me retournais avec un petit sourire.

« C’est dommage, je ne sais pas quoi te chanter. Tu sais comme tu l’as fait après qu’on ait découvert le meurtre de la petite fille. » dis-je

Je m’approchais de mon renard pour lui caresser doucement la tête entre ces deux oreilles.

« Je suis tellement désolé… » murmurai-je avec un air d’enfant coupable








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Gouverneur Maedren
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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Mer 31 Oct - 18:45




Elle était là. il senti son odeur avant de réaliser. Il baissa les yeux et la vit l'enlacer. Elle avait les yeux plein de remords, et cherchait une réponse dans son regard. IL ne la lui donna pas car elle savait. Et puis il n'avait pas envie de parler. Il était las...
Elle le relâcha doucement, comme pour qu'il s'habitue et me regarda avec attention. Je restais immobile, ignorant vraiment ce qu'elle voulait. Elle se détourna pour fermer la porte à clé. Elle voulait donc les isoler... Il n'y avait qu'une seule solution alors... Et Maedren ne dirait pas non. Il en avait besoin. Il avait besoin de s'oublier, besoin de ressentir. Besoin de tant de choses... Qu'il n'aurait jamais.K Et là, elle se proposait de lui fournir une sortie. Pas ce qu'il désirait car c'était impossible, mais ce qui lui permettrait d'avancer de nouveau.

- C’est dommage, je ne sais pas quoi te chanter. Tu sais comme tu l’as fait après qu’on ait découvert le meurtre de la petite fille.

Meadren ne répondit pas, il gardait ses yeux fixés sur cette jeune femme. A quoi bon parler..? Il ne voulait pas de préliminaire. Passer directement à l'acte. Profiter pleinement et jouir de l'instant.
Mais Spring commença à caresser son renard. Que faisait cette bestiole ici ?! Le gouverneur aurait aimer le transformer en tapis dans l'immédiat mais rien ne se passa... Il devrait faire avec.

- Je suis tellement désolé…

*Eh bien lâche cette bestiole et viens t''occuper de moi !*

Mais non, aucun mot ne sorti de sa bouche. Il s'approcha juste.
Il était devant elle et la dominait de plusieurs tête, car elle était à la hauteur de son animal. Eghir tendis la main et caressa son visage, passant son pouce sur les lèvres pleine de son amante. Puis il s'empressa de les clore d'un baiser plein de désespoir. Il était maintenant accroupi et l'embrassait avec force, oubliant tout ce qui l'entourait. ne restait plus que Spring, sa bouche, ses cheveux, son odeur, sa peu douce...
Le reste suivit rapidement, toujours teinté de ce désespoir pour sa part. Ils finirent nus l'un contre l'autre, allongés sur la moquette.

Maedren se perdit en Spring une fois, puis une autre et encore une autre. Il avait perdu toute notion du temps et ne comptait plus pour lui que la peau de Spring contre la sien. Leur corps mélangés, leurs bouche se frôlant puis se possédant avec fièvre. C'était un adieu et pourtant une promesse. Il y trouvait le réconfort dont il avait tant besoin et peut-être même plus.




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MessageSujet: Re: Nouvelle histoire   Jeu 1 Nov - 15:23



Je reviendrai, promis.


[/center]


Je fixais le plafond, étendue sur la moquette. Maedren s’était endormir. Moi aussi d’ailleurs mais je m’étais vite réveillé. Va savoir pourquoi… Le plafond commençait à me lasser, il ne changeait pas, il n’évoluait pas. Je me levais lentement, me décollant du gouverneur. Mes cheveux collaient encore contre ma peau à cause la sueur. J’étais bonne pour une douche… J’allais me poster près de la fenêtre. Il faisait nuit. Ce n’était pas grave. Dehors, il y avait encore quelques personnes qui passaient. Je les regardais mais j’avais l’esprit ailleurs. Mais qu’est-ce que tu fais Spring enfin ? Ne me dis pas que tu aurais envie de rester ici, dans cette vie de sage motone ? Qu’est-ce qu’il t’arrive, tu te laisses charmer par ces jours sans surprise ? Je collais mon front à la vitre. Non ! C’était juste l’émotion du moment, les baisers si désespérés de Maedren.
Je me rhabillais lentement, j’attachais mes cheveux. Joker qui était partit sous le bureau réapparut. Oui, vraiment je voulais retourner chez moi. Retrouver mes amis, ma famille, mes histoires. Je m’en voulais quand même de laisser Eghir.

« Une petite cantate
Du bout des doigts
Obsédante et maladroite
Qui monte vers toi
Une petite cantante
Que nous jouions autrefois
Seule, je la joue, maladroite
Si, mi, la, ré, sol, do, fa »

Je me mis à chanter cette petite chanson tout bas. Mon renard s’assit et me regarda de ses yeux calmes. Comment pouvait-on paraître si serein tout le temps ? J’entendis un grognement derrière moi. Ça devait être Maedren qui se réveillait. Je ne me retournais pas. Je sentis bientôt ses bras autour de moi. Je serais bien resté là mais je ne pouvais.

« Je dois y aller Eghir. Ma famille aussi a besoin de moi et j’ai besoin d’eux. Je reviendrais bientôt. Je te le jure. » murmurai-je

Je me retournais et l’embrassais avant de partir vraiment. Joker me suivit sans poser de problème, trottinant à côté de moi. Je retrouvai bien vite Azmer et Amar puis j’allais récupérer mes affaires, prendre les chevaux. En route !

« On a bien cru que tu allais rester avec lui petite. Tu aurais pu tu sais…» dit Amar

Oui, je sais, je sais. Mais mon choix est fait alors ne ressassons pas le passé. Il faut avancer et sourire. Il faut vivre.








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