Le Royaume de Jakar

Assassin, Ombre, Artisan, Sage...Qui choisirez-vous pour mener à bien votre mission ? Sauvez le Royaume ou mettez le à feu et à sang !
 
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 Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)

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Lola
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MessageSujet: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Ven 18 Nov - 18:45

    Zakar. La ville de Zakar.
    La ville du Gouverneur Maedren. Son gouverneur...Lola repensait souvent à ses lèvres chaudes contre les siennes.
    Elle ne savait pas quoi en penser. Stupidité? Chance? Enfin, soit.
    Comme toujours, notre jeune artisane se baladait dans la ville. Elle avait en fait entendu dire qu'un marché qui se tenait là tous les mercredis était des plus merveilleux. Et elle ne voulait surtout pas rater cela!
    Surtout que, peut-être, elle trouverait des plantes rares, pratique pour la médecine. Elle verrait bien!
    C'est donc d'un pas guilleret que la demoiselle serpentait entre les rues de Zakar, demandant de temps à autres la route jusqu'au fameux marché.
    Et c'est dans une de ses ruelles que le mal se passa.
    Elle n'avait pas vu le regard intéressé de l'homme. Le regard pervers, limite cruel. C'est seulement lorsqu'il lui agrippa le bras et en lui murmurant à l'oreille 'Au marché, il y a aussi une adorable vente aux esclaves. Je parie cher que tu en vaudras énormément.' qu'elle se rendit compte que cet homme n'était pas des plus saints.
    Lola avait essayé de se débattre. Mais l'homme était plus fort. Et il l'avait assommé...

    Lorsqu'elle rouvrit les yeux, la jeune fille se tenait dans le marché. Il était bondé. Magnifique Comme on le lui avait dit. Elle hurla de joie, et commença à courir vers une étale...mais fut arrêté net dans son élan.
    Quelque-chose l'empêchait de courir. De courir jusqu'à une certaine limite, du moins.
    Lola baissa la tête, vers sa cheville. Une chaine la retenait. Elle était prisonnière. Privée de liberté.
    En plus de cela, sa tenue avait changée. En plus légère...plus...sexy?
    La demoiselle regarda autour d'elle, paniquée. Ce fut le même homme qui l'avait empoignée qui s'avança vers elle, et la gifla. Il lui hurla au visage:

    -Reste calme! Ou tu subiras une plus lourde correction!

    -Mais enfin, qui êtes-vous? Et qu'est-ce que je fais ici? Et qui m'a habillée?!


    L'homme rit. Elle avait envie de lui cracher au visage. Mais après tout, il ne faisait que gagner de l'argent? Il ne faisait que gagner sa vie, pour, peut-être, ses enfants. La faute était à celui qui a inventé l'esclavage. Juste à lui.
    L'homme, reprit de son hilarité, lui répondit:

    -Qui suis-je n'a pas d'importance. Ce que vous faites ici, ma chère, est bien simple: tu vas devenir une esclave! Et avec cette tenue avantageuse, mettant tes formes en valeur, je suis prêt à parié que tu me vaudras un joli prix!♥ Qui t'as habillée?

    Il rit. Encore une fois. Et s'éloigna, laissant planer la question.
    Lola ne pouvait fuir. Elle se rangea du côté des autres esclaves. Elle ne leur parla pas. Elle se contenta de les observer. Tous et toutes possédaient une chose en commun. Le regard. Tellement triste.

    Quelques minutes plus tard, le vendeur d'esclave se mit à hurler quelque-chose et du monde se pressa devant eux.
    Les enchères allaient commencer...

    [Sorry, j'avais pas trop d'idées...]
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Soaric
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Ven 18 Nov - 21:41

Soaric planait en ville. Il ne savait pas trop quoi faire et refusait de rester enfermé entre quatre murs. Il l'avait été bien trop longtemps. Il déambulait donc dans les rues de Zakar, son arc pendant dans son dos, le carquois remplis accroché à la ceinture. Pas besoin de mettre leur robe orange pour reconnaître un Archer lorsque l'on en voyait un. Il avait entendu dans la journée des gens qui parlaient d'un marché. Un marché magnifique semblait-il.
Au départ, Soaric fut tenté d'aller y faire un tour, par curiosité. Finalement, il s'était ravisé. Il n'aimait toujours pas la foule. Et surtout pas une foule excitée. Il préférait le calme. Il regardait donc les échoppes de forgerons vides, fermées lorsqu'un panneau attira son attention. Il était mis en évidence, de sorte que même un aveugle ne le manquerait pas.
Il s'approcha et lut avec difficulté. Lyme lui avait appris à lire et écrire lorsqu'il s'était rendu compte de l'analphabétisme de son élève, mais le niveau n'était pas parfait, loin de là. Mais Soaric était fier. Il pouvait se débrouiller, écrire, lentement, lire, doucement, mais il comprenait ce que les gens écrivaient.
Il lut donc :

"Recrutons personnes motivées, sérieuses, courageuses, n'ayant pas peur ni de la solitude, ni du noir ou quoique ce soit d'autre. Personnes intéressées doivent se rendre au palais du Gouverneur."

C'était signé : Gouverneur Maedren.


Soaric savait qui était Maedren, de nom. Un personnage important, qu'il ne fallait pas énerver, et qui avait instauré de l'esclavage en ville, bien que les gens n'osaient pas encore le dire tout haut. L'offre était...bizarre. Ne pas avoir peur de la solitude, c'était réglé. Du noir, aussi. Mais que voulait dire le "quoique ce soit d'autre" ?

Curieux, comme toujours, Soaric se dit qu'il pourrait tenter l'expérience. Il s'ennuyait, et voilà un bon remède contre la maladie. Que demander de plus ? Souriant, il haussa les épaules et commença à se diriger vers le palais du Gouverneur.
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Gouverneur Maedren
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Sam 19 Nov - 20:20

Aujourd'hui était un grand jour. Premier marché de Zakar, depuis l'autorisation de l'esclavage. Les lois à propos de l'esclavages étaient difficiles à faire passer et les règlementations pas assez mises en place. C'est pourquoi Eghir Maedren, gouverneur de Zakar, était à la recherche d'Hommes compétents pour protéger les droits des esclaves, veiller à leur bon traitement, à leur protection. Des affiches avaient été affichées dans toute la ville, et dans les alentours. D'ici peu commenceraient les entretiens. Eghir tenait à rencontrer en personne touts ceux à qui il confierait cette tache. Il voulait pouvoir leur faire confiance. Ce serait une nouvelle garde, spécialisée.

Bien mis le gouverneur jeta un dernier coup d'oeil au miroir et parti s'installer dans la salle où défileraient les futurs gardes de l'esclavage, puis il devra aller aux fameux marché, pour pour y accueillir les grandes maisons, et autres nobles.
Les entretiens commencèrent à l'aube, et durèrent jusqu'à l'heure du déjeuner. Il posait plus où moins les même questions. Leur nom, leur classe, pourquoi avaient-ils répondus à cette annonce, quelles étaient leurs qualités, leurs défauts, et la mission qu'ils pensaient qu'ils se verraient confiée. Ensuite venaient quelques questions d'éthiques, s'ils savaient obéir aux ordres.
Vers l'heure du déjeuner, Eghir en avait sélectionné une vingtaine, sur tous ceux qui avaient postulés. Les candidats furent nommés, et le rejoignirent dans une grande salle. Des gardes étaient installés ici, près à offrir aux nouveaux venus, un blason, attestant leur filiation au gouverneur, ainsi qu'une dague portant le sceaux Maedren. Le gouverneur commença son discours, où il expliqua leur mission. Protéger les esclaves, veiller à ce qu'ils soient consentants -selon les lois en vigueurs- et enquêter. Il est hors de queston de laisser place à un trafique illégitime d'esclave !
Lorsqu'il eut fini de parler, il observa les hommes en face de lui, la plus part avaient le visage fermé, cachant leurs émotions, comme tout bon soldat.

- Que tous ceux qui refusent de travailler à cette tache, quelle qu'en soit la raison, sortent de cette salle.


Quelques personne sortirent, la tête baissée, rouge de colère. Certains désapprouvaient l'esclavage, c'était de notoriété publique, Eghir le savait.
Il remis aux restants leur dague et leur blason. Puis tous se dispersèrent, vaquer à leur nouvelle fonction.

Le gouverneur sorti ensuite, accompagné de 2 soldats, chargés de sa protection. Il se dirigea vers le marché, où il discuta rapidement avec des commerçants, goutant ce qu'ils lui tendait, puis ses pas le menèrent vars la partie réservée aux ventes d'esclaves. Il avait l’intension d'acheter tous ceux qui ne trouvaient pas de protecteurs, et de leur rendre leur liberté le soir, en leur proposant un travail au palais.
Il déambulait lorsque, parmi les nombreuses femmes peu vêtues, une attira son regard.
Des cheveux bruns, des yeux bleus. Une peu claire et douce. De loin il arrivait presque à sentir cette odeur fruitée qui émanait d'elle. La jeune fille avait les épaules dénudées et cette vision échauffa le gouverneur. Que faisait-elle donc ici. Il eu sa réponse lorsqu'il remarqua, en s'avançant, la lourde chaine à son pied. Il fronça les sourcils et fit demi-tour, à la recherche d'un de ses nouveaux hommes de main.
Lorsqu'ils s'étaient rencontrés, elle était libre, et ne semblait avoir aucune raison de finir esclave, il ne pouvait donc s'agir que d'une capture illégale, à moins que ....
Une homme se présenta à lui. Soaric. Un jeune homme, qui lui avait fait bonne impression à l'entretient.


- Il me semble que le marchant d'esclave -Maedren entreprit de décrire au jeune homme la tenue colorée que portait l'homme- ai fraudé. J'aimerais que vous alliez vous renseigner. Restez discret.

Maedren regarda Soaric se fondre dans la foule. Il le chercha des yeux mais ne réussit pas à le retrouver. Il fit demi-tour et parti accueillir les représentants des plus grandes familles.




[Soaric : répond après et ensuite tu diras si tu veux que ce soit Lola où moi qui réponde ! ^^]


Dernière édition par Gouverneur Maedren le Dim 20 Nov - 12:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Sam 19 Nov - 22:35

Soaric se souviendrait toujours de la vision qu'il avait eu du palais. Immense. Et riche. Bien trop pour lui, habitué à la misère. Même depuis que Lyme lui avait légué ses maigres économies, il ne dépensait pas plus que ce qu'il lui fallait pour vivre. Le Gouverneur l'avait accueilli courtoisement, parmi tant d'autres, et lui avait posé différentes questions auxquelles Soaric avait répondu. Ensuite il s'était vu remettre une dague et un blason. La dague, il appréciait. C'était son arme favorite après l'arc. Le blason, il n'aimait pas trop, en revanche. Déclarer à tout le monde son statut n'était pas dans ses habitudes. Aussi le portait-il là ou les gens ne pouvaient pas le voir directement. Le Gouverneur les libéra vite, leur conseillant de se diriger vers le marché. Soaric avait obéit. Protéger les esclaves, telle était sa nouvelle mission. Ayant été un souffre-douleur durant la moitié de sa vie, il pouvait comprendre se que ressentait les pauvres gens qui étaient vendus. Cela le répugnait, certes, mais il s'arrangerait pour ceux qu'il devrait garder aient tout le confort nécessaire. Il déambulait donc dans la foule, regardant les divers stand et échoppes, lorsque le Gouverneur s'approcha de lui.

- Il me semble que le marchant d'esclave ai fraudé. J'aimerais que vous alliez vous renseigner. Restez discret.

En parlant, il avait montré ledit marchand à l'Archer. Un grand gaillard, aux muscles saillants et aux vêtements d'une couleur trop vive à son goût. Acquiescant, Soaric se mêla à la foule. Malgré l'arc qui pendait dans son dos, il savait se montrer discret. Il s'approcha du stand du marchand. De nombreuses jeunes filles se trouvaient là, attachées à une chaîne. Soaric retint une grimace. Les filles étaient âgées d'une vingtaine d'années, pas plus. Et elles avaient toutes l'air hagard de qui ne comprend pas pourquoi il et là et ne sait pas ou il va finir. Il fallait qu'il les questionnent. Mais des gardes se trouvaient à proximité. Il ne voulait pas tuer. Cela alerterait tout le monde et ferait foirer toute l'opération. Il lui fallait une diversion. Il contourna les poteaux ou étaient entravées les filles et se planta devant les gardes. Ils le regardèrent, méfiants, puis se détendirent lorsqu'il leur montra le blason aux insignes du Gouverneur. Apparemment, si leur patron fraudait, ils n'étaient pas au courant.

-L'on m'a signalé un problème, de l'autre côté. Je pense que vous devriez aller voir. Cela rentre plus dans vos compétences que dans les miennes. Dit-il, un sourire en coin.

Ils s'entreregardèrent et partirent en courant dans la direction que Soaric pointait. Imbéciles...Soaric s'approcha des filles qui le regardèrent, inquiètes. La terreur se lisait dans leurs yeux.

-Je n'ai pas beaucoup le temps. Mais il faut que vous m'aidiez. Comment êtes-vous arrivées ici ?

La plus proche, une jolie brune aux yeux gris-vert hésita puis répondit :

-Il m'a attrapée alors que je me promenais. Je n'ai rien fait ! Libérez-moi ! Je vous en prie !

-Qui sa "il" ?

Elle ne répondit pas. Au lieu de cela, elle tourna la tête vers le marchand.

-Il m'a agrippée alors que je regardais une échoppe de tailleur. Je voulais juste m'acheter une nouvelle robe avec les sous que j'avais économisés !

Soaric se tourna vers la blonde qui venait de parler. Une à une, elles avouèrent s'être fait violemment empoigner par le marchand et traîner de force sur le marché.

-Aidez-nous ! Suplia la première fille.

-Je ne peux pas. J'en suis navré. Même si je le pouvais. Ne vous inquiétez pas. Je vais faire de mon possible pour arranger votre situation.

Il entendait les gardes revenir. Il se détourna et partit vivement. Il se mêla à la foule au moment ou les gardes tournaient le coin de l'étal. Il savait être discret. Et les filles ne parleraient pas. Maintenant, il était sur d'une chose : le marchand avait bel et bien fraudé. Il s'installa sur un tonneau renversé, devant le stand du marchand. Le Gouverneur ne tarderait pas à venir.
Effectivement, celui-ci s'approcha quelques minutes après.


-Ce marchand enlève des jeunes filles innocentes. La plupart ne faisaient que se promener ou regarder les produits des échoppes. Il a même été violent avec elles. Qu'allez-vous faire ?

Il avait le droit de savoir. Et si cela ne plaisait pas au Gouverneur, tant pis. Il partirait de son ordre spécial et retournerait vivre en forêt. Le vieil homme semblait réfléchir. Soit. Soaric savait attendre.


[Voila ! Alors, pour qui la suite ? Et bien pourquoi pas Lola ? Si jamais tu n'as pas d'idées tu peux donner
ton tour à Maedren !]
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Lola
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Dim 20 Nov - 21:44

    Les gens s'étaient attroupés.
    Dans quelques instants, la vente humaine commencerait.
    Dans quelques instants, elle serait vendue.
    Privée de liberté.
    Lola n'en revenait toujours pas. Alors qu'il y a moins d'une heure, elle pouvait gambader comme elle le souhaitait, maintenant elle était prisonnière. Comme un oiseau en cage, qu'on interdirait l'envol...
    La jeune fille regardait les autres esclaves. Il y avait aussi des hommes, pour ceux qui préféraient. Elle leur lança des regards, des regards d'appel, d'aide. Si, ensemble, ils se rebellaient, ils pourraient tout changer. Ils pourraient à nouveau être libre.
    Mais, tous, les uns après les autres baissèrent la tête.
    Ils n'agiraient pas.
    Ils se laisseraient faire. Tous.
    Et seule, elle ne saurait rien faire. Rien!
    Lola posa alors son regard sur la foule. Quelqu'un pourrait peut-être l'aider, là. N'importe qui. Il suffisait d'un regard intense, de regarder quelqu'un assez fort pour qu'il sente que quelqu'un l'observe. Là, elle saurait lui dire par un regard. Il le dirait aux autorités et...
    Le gouverneur.
    Le gouverneur Maedren était là. Devant elle. Il la regardait. Lola allait hurler quelque chose en sa direction, mais le fraudeur pris en main la chaîne qui la retenait et la ramena vers lui.
    Il dit:

    -En place! Mets-toi là! Et vite!

    Lola baissa la tête, en signe de soumission. Mais elle n'était plus inquiète. Eghir était là et il la sauverait. Elle en était sûre!
    Elle se plaça donc près des autres esclaves et un jeune homme plutôt mignon s'adressa à elle. Au lieu de l'écouter et de répondre à ses questions, elle le détailla.
    Ses cheveux étaient en bataille, d'une jolie couleur noire, comme ses yeux. Il avait un visage parfait, mais ne valait pas la beauté du Gouverneur.
    'Je ne trouverais de toutes façons pas d'homme aussi beau.'
    Puis il partit. Lola immergea de ses pensées lorsque le fraudeur s'approcha des esclaves et leur ordonna de monter sur la scène qui allait les exposer.

    -Bien! La séance commence! Je vais commencer par cette demoiselle...Je débute avec 200 talents(oula, aucune idée de la monnaie! XD)

    -C'est trop cher!

    -250!

    -300!


    Lola, qui était justement l'esclave qui allait être vendue avait repérer Eghir et le fixait.
    Il n'agissait pas.
    Il attendait.
    Elle se demandait s'il ne s'en fichait pas, au final. Les larmes commencèrent à lui monter.
    Il l'avait abandonnée.
    Et tandis que le coût augmentait, elle vit qu'il s'avançait. Le jeune homme qui était venu les interroger tout à l'heure était à ses côtés.
    Eghir ouvrit la bouche...
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Gouverneur Maedren
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Mar 22 Nov - 0:24

Le temps passa et lorsque Maedren se redirigea vers l’échoppe où il avait vu Lola il remarqua Soaric. Celui-ci semblait l’attendre alors il se dirigea vers lui. Lorsqu’il fut à proximité le jeune homme lui dit :

- Ce marchand enlève des jeunes filles innocentes. La plupart ne faisaient que se promener ou regarder les produits des échoppes. Il a même été violent avec elles. Qu'allez-vous faire ?

Le gouverneur observa attentivement son interlocuteur, lisant sur son visage. Il ne lui mentait pas, il pouvait croire ce que lui disait l'archer. Cependant la dernière question ne trouvait aucun écho en lui. Qu’allait-il faire ?
Il laissa son regard vagabonder. Il l’ignorait mais il lui fallait agir. Il n’avait pas assez de temps pour élaborer une belle stratégie. Le marchand venait de faire avancer les "esclaves" dans le but de faire débuter les enchères.

Une idée germa dans l’esprit du gouverneur. Il fallait qu’il frappe fort. Pour l’exemple. Tout le monde devait comprendre ce qu’ils risquaient si l'envie leur prenait de tomber dans le commerce illégal d'esclave.
Les enchères venaient de commencer et la jeune femme l’avait vu et le regardait, les yeux suppliants.


- Je vais faire arrêter les dirigeants, quitte à démanteler toute leur organisation. Pour les filles… Je ne sais pas encore, leur attitrer un protecteur peut-être.

Les enchères continuaient.


-300!

- 350 !


- 500 !


- ...


Eghir Maedren ouvrit la bouche profitant d'un bref blanc pour se faire entendre.


- ZERO.

Sa voix avait claquée telle un fouet. Tout le monde s’était tu, les rires avaient cessés et les bavardements en firent de même. Tous les regards convergèrent vers le Gouverneur. Il avança, serein, vers le marchand d’esclave. La foule s’écartait sur son passage.

Le silence régnait.

Les gens venaient de toute part afin de voir la raison de ce brusque silence.
Le public était là, c'était à Maedren d'enter en scène.

- Ces femmes, sont libres. Vous par contre, vous ne l’êtes plus. Vous payerez très cher le fait d’avoir voulu dominer et priver des humains de leur liberté. Vous serez le premier à en souffrir, et tous vos collaborateurs suivront.


Eghir planta son regard froid dans celui, perdu, du trafiquant. Des gardes étaient arrivés et s'apprêtaient à lui mettre les fers.




[ Soaric à toi, si tu veux que le trafiquant résiste, fais-toi plaiz' Wink Et/Sinon va t'occuper de délivrer les jeunes femmes .. *o* tu es leur hérooooooooo !!!!! ]
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Mar 22 Nov - 20:08

Soaric suivit le Gouverneur qui répondit :

- Je vais faire arrêter les dirigeants, quitte à démanteler toute leur organisation. Pour les filles… Je ne sais pas encore, leur attitrer un protecteur peut-être.

Soaric ne répliqua pas. Avare en parole, il ne parlait que lorsque c'était réellement nécessaire. Il fendit la foule derrière le Gouverneur. Sur l'étal, le marchand continuait de montrer ses "articles". La jeune fille présentée était belle. Elle avait de longs cheveux bruns et de magnifiques yeux bleus. Elle regardait le Gouverneur comme si elle le connaissait. Comme si elle priait pour qu'il la sauve...
Soaric resta en retrait lorsque son nouveau patron s'arrêta. Les enchères continuaient et les clients en étaient à 500 talents lorsque Maedren s'exclama :


- ZERO.

La foule se tut comme si un ouragan était passé au-dessus de leur tête sans qu'ils l'aperçoivent. Seul Soaric et le Gouverneur étaient restés de marbre. Soaric n'avait pas été choqué par l'annonce. Il voyait parfaitement ou voulait en venir son patron. Le marchand les regardaient tous les deux, un air de panique peint sur le visage. Soaric serra sa dague accrochée à la ceinture. Il n'hésiterait pas à sans servir, et tuer des hommes mauvais le laissait indifférent. Il avait déjà tué, il recommencerait. Même si personne ne savait que c'était un meurtrier. Sinon, Maedren ne l'aurait jamais accepté. Lyme ne l'aurait pas choisi. Il serait resté un pauvre homme seul dans une immense forêt. Cela ne l'aurait pas dérangé, mais il avait acquis au cours de ses années d'apprentissage une confiance en soi bien plus solide que s'il était resté seul.

Maedren s'approcha, le faisant sortir de ses pensées. Tous les yeux les suivaient.


- Ces femmes, sont libres. Vous par contre, vous ne l’êtes plus. Vous payerez très cher le fait d’avoir voulu dominer et priver des humains de leur liberté. Vous serez le premier à en souffrir, et tous vos collaborateurs suivront.

L'annonce fût accueillie par un long silence. Rompu par le mugissement du vendeur, qui venait de comprendre :

-Ce sont des calomnies ! C'est vous qui avez instauré l'esclavage ! Je ne les prive pas de leur liberté puisque vous nous avez autorisé à le faire !

Le Gouverneur ne répondit pas. Mais Soaric fût percuté par les paroles. Ce n'était pas entièrement faux. Le Gouverneur avait autorisé l'esclavage, par définition, c'était priver quelqu'un de toute liberté. Mais ayant été lui-même prisonnier, il comprenait les jeunes gens attachés aux poteaux. Il plissa les yeux. Quelque chose allait se passer. Le Gouverneur ne bougeait toujours pas.

-Remuez-vous ! Gens du peuple ! Expliquez lui ! Je ne fais que mon travail !

Le marchand continuait vainement de rallier le peuple à sa cause. Mais celui-ci se disperçait, ayant peur des représailles. Bientôt, seuls les mendiants et les trop curieux restèrent sur la place. Soaric décida de prendre la parole :

-Agenouillez-vous. Et ne bougez plus !

Il fallait arrêter le marchand et l'interroger. Mais celui-ci ne semblait pas comprendre. Il descendit de l'étal et se posta devant Soaric :

-Toi, tu l'as boucle compris ?

Soaric ne répondit pas. Il prit l'homme au col et le souleva de terre, aussi facilement qu'il aurait soulevé un verre d'eau. Balançant les pieds dans le vide, le marchand paniquait.

-Lache-moi, vermine ! Sinon je...

Soaric approcha son visage de celui, cramoisi, du fraudeur.

-Sinon tu quoi ?

Il oubliait ou il se trouvait et qui était à ses côtés. Il lança le marchand devant lui. Celui-ci s'écrasa lourdement. Il se releva aussitôt et sortit son poignard. Soaric sortit sa dague. Bien plus effilée et longue que celle du marchand, il savait s'en servir. Malgré le poid combiné de l'arc et du carquois, il s'avança et se prépara au combat. L'autre tremblait, mais ne reculait pas. Soaric ne voulait pas le tuer. Non. Il devait l'interroger. Le fraudeur s'élança vers lui, sa lame bien en évidence. Erreur de débutant. Soaric attrapa le poignet de l'homme, le retourna violemment, faisant craquer les os. L'autre lâcha l'arme en hurlant de douleur. Soaric rangea sa dague. Finalement, il n'en aurait pas besoin. Il agrippa son adversaire aux épaules et lui donna un coup de genou dans le ventre. Le fraudeur s'effondra, haletant. Prenant la corde qu'il avait toujours sur lui, Soaric lui attacha les poignets, serrant exprès plus fort qu'il ne devrait, faisant crier sa victime. Il susurra à l'oreille du marchand :

-Tu vois ? L'on trouve toujours son maître.

Il le releva de force et le tourna vers le Gouverneur, qui avait observé toute la scène, impassible. Du moins en apparence. Soaric inclina la tête et attacha son prisonnier au premier poteau qu'il trouva. Puis, il alla libérer tous les esclaves grâce à la clé du marchand. Ils ne se sauvèrent pas. Ils allèrent devant le Gouverneur, se mirent à genoux, et demandèrent ce qu'ils avaient le droit de faire. Libres dans le sens pouvoir partir ou libres pour finalement retourner chez un marchand "légal" ? Soaric rejoignit Maedren avec le prisonnier, qui gémissait. Soaric renifla de dédain. Gémir, pour un poignet cassé....

Il laissa la suite des évènements aux mains du Gouverneur.


[voili voilou ! Bon, Lola je pense que tu as de quoi faire ! Et le Gouv' aussi XD je crois que c'est le plus long post de toute ma vie sur les fofo !!
EDIT : Gouv', je sauve et je défend ! Je fais les deux à la fois moi XD]
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Dim 4 Déc - 17:27

    -Zéro.

    La remarque était tombée à plat. D'un coup, tous les rires, paroles échangées et murmures cessèrent.
    Le silence étendit ses longues voiles blanches sur la foule. Et tous se tournèrent vers le Gouverneur, l'un inquiet, l'autre étonné, curieux ou tout ceci à la fois.

    - Ces femmes, sont libres. Vous par contre, vous ne l’êtes plus. Vous payerez très cher le fait d’avoir voulu dominer et priver des humains de leur liberté. Vous serez le premier à en souffrir, et tous vos collaborateurs suivront.

    Le silence, encore une fois, fit place, envoyant les derniers échos de la voix d'Eghir sur les murs.
    Quelques minutes s'écoulèrent ainsi, personne n'osant bouger.
    Puis on vit le marchand d'esclaves devenir rouge, comme s'il venait seulement de comprendre les mots du gouverneur. On aurait presque pu voir les rouages de son cerveau fonctionner:

    -Ce sont des calomnies ! C'est vous qui avez instauré l'esclavage ! Je ne les prive pas de leur liberté puisque vous nous avez autorisé à le faire !


    'C'est vous qui avez instauré l'esclavage'...
    Cette phrase fit écho dans le coeur de Lola. C'était à cause d'Eghir qu'elle s'était retrouvée ici. C'était à cause de lui qu'elle était à deux doigts de perdre sa liberté. La jeune artisane le fixa. Droit dans les yeux.
    Et tandis que le jeune homme qui accompagnait le gouverneur criait des choses à l'intention du marchand, sous les yeux ébahis des plus curieux, Lola continuait de le fixer, essayait de lui faire comprendre ce qu'elle ressentait, là. Mais elle-même l'ignorait. Elle aurait voulu le mordre pour avoir instaurer l'esclavage, mais, en même temps, elle était heureuse de le retrouver.
    Ce fut la voix du jeune homme qui l'a fit se retourner:

    -Sinon tu quoi ?


    Puis les choses se déroulèrent très vite. Pour résumer tout ceci, sachez seulement qu'il infligea une lourde correction au marchand(pas envie de tout expliquer T_T) et celui-ci finit attaché à un poteau.
    Puis le sauveur libéra les esclaves une à une, puis se dirigea vers Eghir. Rapidement suivi de Lola, qui agrippa le bras du jeune homme afin de le remercier:

    -Oh! Tu crois t'en aller comme ça, toi!


    La jeune fille mit toutes ses forces dans ses bras pour l'obliger à s'arrêter. Ce qu'il fit. Il la regarda, étonné, et avant qu'il n'aie pu dire mots, elle s'approcha de sa joue et lui donna un gros bisou.
    Elle lui fit un clin d'oeil et lui dit:

    -Merci beaucoup.


    Puis l'artisane s'approcha d'Eghir. Le jeune homme se posta près du gouverneur, encore un peu étonné face à la témérité de la demoiselle, et attendit la suite des événements.
    Lola ne savait pas quoi faire, que dire. Devait-elle sauter au cou de Maedren? Pas en publique, en tous cas. Le détester? Elle ne pourrait pas.
    Alors elle fit ce que toutes femmes feraient: elle inclina la tête et le remercia humblement:

    -Merci à vous aussi d'avoir été là.

    Puis elle détourna le regard, gêné. Ce n'était pas dans ses habitues d'être si distinguée.


    (bon voilà...Le Gouverneur pourrait leur payer un verre, non? Very Happy )

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Gouverneur Maedren
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Mer 7 Déc - 18:38

Le vendeur le regarda d'abord surprit, puis compris, lentement. Lorsqu'il se rendit compte du guêpier dans lequel il était, il se mit à vociférer.

-Ce sont des calomnies ! C'est vous qui avez instauré l'esclavage ! Je ne les prive pas de leur liberté puisque vous nous avez autorisés à le faire !


Maedren ne répondit pas. Qu'avait-il à dire de toute façon ? rien, ce n'était pas totalement faux. Mais c'était une solution qui méritait d'être testée. Personne ne connaissait les raisons qui l'ont poussé à agir ainsi.


-Remuez-vous ! Gens du peuple ! Expliquez lui ! Je ne fais que mon travail !


Le gouverneur sonda la foule mais personne ne sorti du rang. Il savait que c'était par sa présence qu'il y avait le silence. Mais pour combien de temps encore..? il reporta son attention sur les femme prisonnière. Lola le regardait avec une lueur dans les yeux. Eghir ne sut ce qu'elle essayait de lui faire passer, mais il voulait qu'elle cesse de le regarder comme ça, qu'elle redevienne comme à leur première rencontre. Qu’elle le voit comme l’homme et pas le gouverneur. Mais il savait que c’était impossible. C’était pourquoi ils s’étaient quittés comme cela.
Soaric intervint efficacement. Faisant mordre la poussière au trafiquant, le ridiculisant au passage. Maedren ne dit rien. Il observait l’énergie que mettait Soaric au travail. Peut-être un peu trop. Mais voir cet homme gémir ne l’émouvait pas. Et il remerciait en pensée l’archer de le faire, car il n’aurait pas apprécié qu’un homme puisse toucher à sa Lola.
SA Lola
Pourquoi pensait-il à elle en de tel termes ? Elle n’appartenait à personne, et certainement pas à lui … Ils n’avaient rien en commun, il fallait qu’il l’oublie car c’était une impasse. Magnifique impasse. Mais impasse tout de même.

Après un bref coup d’œil au gouverneur, Soaric entrepris de libérer les prisonnière. Maedren se détourna et observa la foule qui était indécise. Devait-elle le remercier ? Ou bien le huer ? Le maudire .. ? Personne ne savait comment se conduire, et lui non plus. Il ne dit rien mais se détourna et s’approcha des femmes.
Celles qui étaient déjà libérées baissaient les yeux sur son passage, comme honteuse, ou se sentant redevable. Mais il ne le voulait pas. Il voulait juste qu’elles se réjouissent et retournent à leurs occupations. Mais c’était peut-être trop leur demander ? Après tout ce n’était que des humains…
Sa foi en l’Homme avait comme disparue. Il était devenu cynique et cherchait par tous les moyens à faire flotter sa barque. Il ne voulait pas que Zakar sombre dans le chaos. Mais jusqu’à quel point ? Il l’ignorait …

Il vit Lola baiser la joue de l’archer et il senti son cœur se serrer. Pourquoi ? Ne s’était-il pas promis de l’oublier ? Il s’en savait incapable mais il devait au moins cesser d’être jaloux et de la voir comme une potentielle concubine.
De l’extérieur rien ne filtrait de toutes ces émotions. Il savait si bien les camoufler, c’était son métier. Rien ne devait transparaitre.

La jeune femme s’approcha de lui, le regard incertain puis s‘inclina comme les autres femmes. Eghir la regarda, mais ne réagit pas. Elle semblait vouloir jouer le même rôle que les autres. Elle l’avait peut-être déjà oublié… Non pas oublié. Il avait lu dans son regard qu’elle se souvenait de leur rencontre, mais remplacé, cela était plus probable. Faisable du moins.

- Relèves-toi Lola Elwëe.

Elle obéi docilement. Eghir la sonda un court instant puis continua à l’intention de Soaric.

- J’aimerais que tu prennes soin de cette demoiselle au moins jusqu’à la fin de la journée. Elle a du être secouée, et je pense que toutes les autres apprenties devraient bénéficier du même traitement de faveur.


Eghir regarda Lola avant de se détourner. Il savait que la jeune femme serait en sécurité pour le reste de la journée, il pourrait travailler sans craindre pour sa vie…
Il appela d’autres de ses hommes nouvellement nommés et leur fit par de sa remarque. Immédiatement quelques hommes partirent prendre soin de ces jeunes femmes et les autres retournèrent travailler avec plus assiduité encore.

Eghir regarda la foule se disperser, puis ses pensées revinrent vers Lola. Il la vit discutant avec Soaric et il décida de retourner les voir. Ses obligations attendraient.

- Je sais que cela n’est pas très professionnel, mais je pense que nous avons tous besoin d’une pause. Je vous propose donc d’aller déguster un Krump*, je régalerais bien entendu.





*Dessert traditionnel zakarois, dont la recette est très protégée ! juste délicieux. 8D
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Mer 7 Déc - 22:28

Les jeunes filles délivrées s'inclinèrent devant le Gouverneur et se placèrent de côté, tête baissée, comme si elles étaient honteuses. Mais de quoi ? Elles n'avaient rien fait. C'était la vie qui en avait voulu ainsi. Soaric observait toujours la scène aux côtés du Gouverneur. Le marchand gémissait toujours, attaché au poteau. La jeune fille qui allait être vendue apparut dans le champ de vision de Soaric et, sans prévenir, lui donna un baiser sur la joue. Soaric ne bougea pas, ne réagit même pas tant il était surpris. Le premier baiser qu'il recevait d'une femme...bon, sur la joue, mais tout de même....sa mère ne lui en avait jamais fait un seul...Il chassa ses parents en secouant la tête. La prisonnière s'était inclinée elle aussi et remerciait le Gouverneur.
Soaric pressentait quelque chose. Pas quelque chose de grave. Non. Il sentait qu'entre cette fille et le Gouverneur, il y avait quelque chose. Ou il y avait EU quelque chose. En tout cas, il était sur que son patron était intervenu dans l'unique but de la délivrer, elle. C'est pourquoi l'ordre qu'il reçut ne le surprit pas plus que sa :


- J’aimerais que tu prennes soin de cette demoiselle au moins jusqu’à la fin de la journée. Elle a du être secouée, et je pense que toutes les autres apprenties devraient bénéficier du même traitement de faveur.

Soaric inclina la tête, une main sur le coeur, montrant qu'il avait compris et accomplirait la mission au péril de sa vie. Protéger la jeune fille ne devrait pas être bien difficile...Celle-ci semblait contente. Pourquoi il l'ignorait. Cela pouvait être parce qu'elle était libre, ou alors parce qu'elle allait passer la journée avec lui. Mais Soaric ne s'aventurait pas sur ses terrains là. Non. Hors des sentiers battus, il n'y arrivait plus. Et les femmes étaient hors des sentiers qu'il utilisait. Elle était la première qu'il sauvait, la première qui lui parlait, la première qui...qui l'approchait. Tout simplement.

Le Gouverneur donna le même ordre à d'autres de ses nouveaux hommes et commença à partir lorsqu'il se ravisa :


- Je sais que cela n’est pas très professionnel, mais je pense que nous avons tous besoin d’une pause. Je vous propose donc d’aller déguster un Krump, je régalerais bien entendu.

Du quoi ? Soaric ne put s'empêcher d'écarquiller les yeux. Le Gouverneur proposait à l'un de ses hommes et une fille de manger du Krump ? D'abord, il ne savait pas ce que c'était. De deux, il ne pensait pas être inclu dans l'invitation. Non. Le Gouverneur semblait devoir régler des comptes avec la fille. Aussi Soaric dit-il :

-Je serais ravi de surveiller les alentours pendant que vous bavarderez et mangerez.

Il ignorait encore si c'était comme cela que l'on parlait à un Gouverneur. Lui qui parlait jamais...Il attendit la réaction de la fille, qui semblait réfléchir, le sourire aux lèvres.


[ a toi Lola ! ou au Gouverneur sil le souhaite!]
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Dim 11 Déc - 20:49

    - Relève-toi Lola Elwëe.

    Elle releva la tête, comme il le lui avait demandé. Elle obéirait à tous ces désirs, même à se mettre à genoux s'il le souhait.
    Du moins en publique.
    En privé, elle ne se laisserait pas faire. Jamais!

    -J’aimerais que tu prennes soin de cette demoiselle au moins jusqu’à la fin de la journée. Elle a du être secouée, et je pense que toutes les autres apprenties devraient bénéficier du même traitement de faveur.

    Eghir la regarde un court instant. Lola cherchait encore la signification de son regard lorsqu'il se fut éloigné. Puis elle laissa tomber, et se pencha vers le jeune homme.
    Le gouverneur l'avait laissée en la présence d'un homme fort plaisant à regarder. Aussi fut-elle extrêmement contente de partager un peu de son temps en sa compagnie.
    Alors ils parlèrent ensemble, de tout et de rien. Enfin, si on peut appeler cela 'parler ensemble'. La vérité est que...ça ressemblait plutôt à un monologue. Vous connaissez la légende...légendaire sur la barvarbité(....je trouvais pas le mot --") de Lola!
    Enfin, soit.
    Après quelques instants, Maedrenn s'approcha à nouveau des jeunôts, et leur dit, un léger sourire sur les lèvres:

    -Je sais que cela n’est pas très professionnel, mais je pense que nous avons tous besoin d’une pause. Je vous propose donc d’aller déguster un Krump, je régalerais bien entendu.


    Lola le regarda avec de grands yeux. Un...krpm?Non....Krap? Kru...Un quoi?! Si c'était alcooliser, elle refuserait d'en prendre!
    ...Mais elle ne pouvait renier un peu de compagnie auprès du gouverneur, aussi elle le suivrait. Elle voulu lui faire part de son accord, mais déjà le jeune homme la devançait:

    -Je serais ravi de surveiller les alentours pendant que vous bavarderez et mangerez.

    La demoiselle réfléchit. Être seule avec le gouverneur lui plaisait mais...D'un autre côté, elle serait ravie de faire plus ample connaissance avec ce beau jeune homme(va falloir qu'ils se présentent, j'en ai marre de pas pouvoir dire Soaric XD).
    Après un court instant, et en devançant elle, cette fois, le gouverneur qui s'apprêtait à parler, elle dit:

    -Non, non! Reste avec nous. J'ai envie d'en savoir plus sur toi!


    Une ombre passe sur le visage d'Eghir, légèrement déçu, mais rapidement il se contrôla et les précéda, leur indiquant une taverne.
    Ils entrèrent à trois dedans et Lola se laissa tomber bruyamment sur un des bancs placés autour d'une table.
    Elle regarda ensuite le Gouverneur droit dans les yeux. Le jeune homme et lui la regardaient, comme pour attendre des mots qui ne parvenaient pas. Elle afficha un regard sévère et, au bout de quelques secondes, ni tenant plus, elle éclata de rire:

    -Vos têtes! Vous êtes à mourir de rire!


    Elle se calma avant de poursuivre, une main posée sur celle de Maedrenn:

    -Je suis heureuse de vous...De te revoir.


    Puis elle se tourna vers le jeune homme, et demanda à l'intention d'Eghir:

    -Tu me le présentes?

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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Lun 19 Déc - 23:40

L'archer du se sentir exclu de cette proposition car il répondit d'un ton très professionnel.

-Je serais ravi de surveiller les alentours pendant que vous bavarderez et mangerez.


Eghir ne sut s'il devait s'en réjouir ou non. Déjeuner en tête à tête avec la jeune femme n'était peut-être pas des meilleures idées, mais ça l'arrangeait de ne pas à devoir supporter la proximité de Lola avec Soaric. Cependant Lola brisa tous ses plans en proposant à l'archer de venir avec eux. Le gouverneur ne dit mot et parti avec ses invités en quête de LA taverne. Il finit par trouver ce qu'il cherchait. Il entra suivit des deux autres.
Il s'assit et commanda puis il attendit en observant Lola, afin d'évaluer sa réaction.


-Vos têtes! Vous êtes à mourir de rire!


Eghir haussa un sourcil et jeta un coup d'oeil à Soaric. Il ne voyait pas vraiment ce qu'il y avait de drôle. Bon il était peut-être un peu jaloux de la présence de l'archer et de l'attention qu'il semblait lui porter mais bon, rien de plus. pas de quoi se fendre la poire.
Mais Lola continuait avec son innocence habituelle.


-Je suis heureuse de vous...De te revoir.


Ce disant elle posa sa petite main frêle sur la sienne et il la regarda encore plus attentivement, se demandant ce qu'elle souhaitait. Mais comme pour couper court à ses réflexion elle lui demanda de lui présenter l'archer. La mâchoire d'Eghir se crispa un peu, l'attention de la jeune fille se focalisait de nouveau sur l'archer. Pourquoi ? Qu'avait-il d'intéressant ?
Mais le gouverneur ne fit pas son difficile, n'attendit pas les suppliques de la jeune médecin.
Il savait.
Soaric était jeune. Et valeureux. Il l'avait délivrer alors que lui était le méchant qui était responsable de sa capture.


- Il s'agit de Soaric Laent. Un maiter archer sous mes ordres (paf ! >.< prends ça !! c'est moi le chef ! alors si je te dis de me lécher les bottes, obéi ! 8D). Je l'ai engagé pour son grand professionnalisme. Le gouverneur avait débité tout ça d'une voix sans nuance, avec un nœud à l’estomac.

Heureusement pour lui leurs commandes arrivèrent -ainsi qu'une jolie serveuse qui avait des .. hum, atouts... fort bien mis en valeur- et Eghir leur souhaita un bon appétit.
Leur Krump était rose pal avec des paillettes bleues qui dégoulinaient de la grosse part jusqu'à former un joli ruisseau dans le creux de l'assiette. L'odeur alléchante du caramel mentholé et de la pâte à peine sortie du four le firent sourire. Ce dessert avait bercé son enfance. C'est donc presque avec délectation qu'il plongea sa cuillère et l'apporta à sa bouche. Il ferma les yeux, savourant ce contact frai de la sauce avec son palais et du gâteau chaud et moelleux. Une myriade de sensations explosèrent dans sa bouche et un sourire vin étirer ses lèvres.

Le gouverneur oublia sa rancune, heureux de faire découvrir de succulent mets.




[désolé, inspiration assez limitée et je ne sais pas quoi raconter après ! x) ]
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Mar 20 Déc - 22:16

La jeune fille l'invita joyeusement à venir avec eux, à table. Nuance. Elle voulait qu'il s'asseye à leur table. Soaric garda un visage calme et inclina la tête. Le Gouverneur ne dit rien et parti en avant, ouvrant le chemin. Soaric observait son dos. Avait-il mal agi ? Sa place était-elle réellement à leurs côtés ? Tant de questions....

Ils entrèrent dans une taverne, semblable aux autres, à un détail près. Il n'y avait pas d'ivrognes couchés sur les tables. Le Gouverneur commanda pour les trois puis il y eut un silencfe, romput par le rire de la fille. Soaric serrait le manche de son arc qui pendait sous la table. La nervosité était un ennemi terrible, surtout pour lui. Il ne l'avait connu que rarement dans sa vie. D'abord, enfermé dans le cellier lorsqu'il entendait les pas de son père approcher, la serrure s'ouvrir lentement, sachant pertinemment ce qui l'attendait...puis la première fois que Lyme l'avait entraîné en forêt, lui montrant ses secrets. Mais cette nervosité était bienfaitrice. Elle avait donné de l'assurance à l'apprenti Archer. Enfin, cette nervosité qu'il ressentait en ce moment. Il se sentait être de trop à cette table. La jeune fille avait pris la main du Gouverneur et le tutoyait. Ils s'étaient bel et bien vus auparavant. Avec des rapports différents de ce que l'on pourrait penser d'abord...


Elle demanda même à ce que Soaric lui soit présenté. Ce que Maedren fît, accentuant le fait que l'Archer était sous ses ordres. Soaric inclina une nouvelle fois la tête en direction de la jeune fille. Ils n'eurent pas le temps de continuer la conversation, leurs commandes arrivaient. Le serveur posa devant le jeune homme une assiette dans laquelle il y avait une chose rose pâle, entourée de paillettes bleues, sentant le caramel à la menthe. La jeune fille rit une fois encore en voyant Maedren manger si savoureusement le dessert. Soaric prit sa cuillère et en prit une bouchée. Contrairement à l'apparence, le goût était exquis. Un mélange de saveurs parfaitement dosées, ni trop de cela, ni pas assez de sa, rendait le tout délicieux. Il mangea tout le contenu de l'assiette. Les deux autres également avaient terminé.

Ils digéraient, lorsqu'un homme fît iruption dans la taverne. Aussitôt, il n'y eut plus de bruit. Soaric se tendit, prêt à dégainer son couteau. L'homme était vêtu de noir de la tête aux pieds et était encapuchoné. Il avait une allure sure, assurée, celle d'un homme qui a un but précis et qui ne partirait pas avant de l'avoir atteint. Il s'arrêta au centre de la taverne et, sans se soucier des regards tournés vers lui, il chercha quelque chose. Ou quelqu'un. Se tournant vers eux, Soaric aperçu un léger sourire se dessiner sur ses lèvres. Il se dirigea vers la table du Gouverneur en même temps que l'Archer se levait, se postait entre la fille et Maedren et l'inconnu, couteau à la main. L'homme s'arrêta, soupira et dit, d'une voix froide comme de la glace qui se brise :


-Bouge, ou tu ne verras plus rien de ton vivant. Je ne rigole pas.

Soaric ne savait pas quoi faire. Le Gouverneur les regardaient tous les deux, ainsi que la jeune fille. C'est à ce moment là que l'Archer se rendit compte que les autres clients s'étaient éclipsés discrètement, le tavernier aussi.

-Je ne bougerai pas tant que vous n'aurez pas décliné votre identité et la raison de votre présence ici.

L'autre ricana.

-Je me nomme Elis. Et cela doit suffire au Gouverneur pour me donner un laisser passer.

Soaric ne bougea pas. Il attendait la décision du Gouverneur. Il ne faillirait pas à sa tâche. Protéger le Gouverneur et la fille. Il se répétait cette phrase en boucle...



[je pense que cela fera bouger l'histoire ! Maedren : si tu ne vois pas ou je veux en venir, par exemple, Elis a eu vent de l'histoire de la libération des esclaves et il est pas content tu vois le truc ???]
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Sam 24 Déc - 16:35


    - Il s'agit de Soaric Laent. Un maitre archer sous mes ordres. Je l'ai engagé pour son grand professionnalisme.


    Lola sourit et allait poser une autre question lorsqu'une serveuse apporta les fameux...c'était quoi déjà? Les fameux...Knup? Un truc du style..
    L'aspect était peu ragoutant. Il ne donnait vraiment pas envie d'être manger. La jeune fille l'observa sous tous les angles, essayant de chercher quelque-chose de mangeable dans cette...Chose. C'était rose pâle avec des paillettes bleues qui dégoulinaient comme une cascade. Il en réchappait une odeur mentholée et...bref, franchement, ça ne donnait pas envie à la vue.
    Mais lorsqu'elle leva le visage vers le gouverneur pour lui demander si cette chose était vraiment comestible, elle le vit déguster (voir même dévorer) le contenue de l'assiette avec grand appétit. On pouvait même presque remarquer des étoiles dans ses yeux. Cette scène fit rire la demoiselle à grands éclats. Elle se dit ensuite qu'elle pouvait toujours goûter et que, si jamais cela ne lui plaisait guère, elle pourrait le refiler à Maedren.
    Lorsque Lola piqua sa fourchette dans le Krupchose, et qu'elle porta son contenu dans sa bouche, une explosion de saveur la fit sourire jusqu'aux dents. L'apparence était vraiment trompeuse. Plus que jamais! Ce dessert méritait dix mille étoiles, tant il était délicieux.
    D'ailleurs, la jeune fille voulut absolument le signaler, une fois terminé:

    -C'était...vraiment...waw! Miamiam..j'avais jamais goûté mais..!!! L'aspect par contre...il ferait mieux de faire attention là-dessus. Sinon les voyageurs ne voudront jamais en prendre une part, et ils rateraient quelque-chose! Faudrait leur dire, non?


    Un silence fit place dans la taverne. Lola fronça les sourcils, en signe d'incompréhension. Avait-elle parlé trop fort? Les gens étaient-ils choqués? Confuse, elle sentit le rouge lui monter aux joues. Elle s'excusa, bien fort:

    -Non mais...je disais ça comme ça...Simple question de goût...enfin...Faut pas m'en vouloir comme ça...

    L'apprentie artisane baissa la tête, honteuse. Personne ne reparlait. On aurait vraiment dit que les gens étaient outrés!
    C'est le mouvement brusque de la chaise de Soaric qui la fit sursauter et lever la tête. Il était à présent entre elle et le gouverneur, et une voix derrière elle se fit entendre:

    -Bouge, ou tu ne verras plus rien de ton vivant. Je ne rigole pas.

    -Je ne bougerai pas tant que vous n'aurez pas décliné votre identité et la raison de votre présence ici.


    L'homme ricana. Un malaise s'était installé dans les lieux, et plus personne n'osait parler. Lola regarda autour d'elle et vit la raison de ce mystérieux silence: tout le monde avait déserté les lieux. Ils les avaient laissés seuls. Les lâches!

    -Je me nomme Elis. Et cela doit suffire au Gouverneur pour me donner un laisser passer.


    Elle tourna à nouveau la tête vers Soaric. Il ne bougeait pas, semblant attendre quelque-chose. Et comme rien ne se passait, la jeune artisane décida de réagir. Comme une gourde, mais, au moins, quelque-chose s'était passé.
    En effet, elle se leva d'un coup et dépassa le maître archer. Elle prit un air féroce et pointa de l'index le torse du dénommé Elis, en hurlant:

    -Non mais! Pour qui tu te prends, malotrus! Nous on était bien confortablement installé ici, et tu vas nous déranger avec tes histoires de je-ne-sais-quoi. Laisse nous tranquille et va voir ailleurs si on y est.


    (oui, elle est douée).
    Lola tira la langue au drôle de bonhomme, qui haussa un sourcil de surprise. C'est sur. Il ne s'attendait pas à ça.
    Pour toutes réponses, il la souleva alors du sol, empoignant son col, et la fit valser à l'autre bout de la pièce. Elle percuta une table et des chaises, les faisant tomber.
    Un dur combat allait commencer....

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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Sam 24 Déc - 18:06

Avant que quiconque puisse répondre, Lola se leva et pointa un doigt sur le torse d'Elis en hurlant :

-Non mais! Pour qui tu te prends, malotrus! Nous on était bien confortablement installé ici, et tu vas nous déranger avec tes histoires de je-ne-sais-quoi. Laisse nous tranquille et va voir ailleurs si on y est.

Et, avant que Soaric réagisse, l'homme empoigna la femme et la jeta littéralement à l'autre bout de la pièce. Le Gouverneur se précipita aussitôt vers elle, laissant les deux autres seuls. Immédiatement, Soaric sortit son poignard et sa dague. L'affrontement était désormais inévitable. Mais l'autre ne bougeait toujours pas. Seul un rictus déformant sa bouche montrait sa rage.

-L'on ne me provoque pas de la sorte. Et encore moins par une fille. Vous ne savez pas à qui vous avez affaire. Je suis Elis et je suis un Maître Ombre ! C'est moi qui dirige ici !

Il avait hurlé les derniers mots. Un Ombre, vraiment ? Lyme lui en avait déjà parlé, mais Soaric ne les avaient jamais rencontrés. Et, à dire vrai, ils ne lui faisaient pas plus peur que sa.

-Qu'est-ce que cela change ? Ombre ou pas, vous n'êtes rien à mes yeux.

Soaric avait dit cela d'un ton égal. Aussitôt, l'Ombre dégaina une épée. Longue, effilée, on voyait qu'elle avait tué plus d'un être vivant. Soaric ne bougea pas. Lyme lui avait appris les rudiments du combats. En pleine nature, dans une pièce...C'était toujours la même chose. Attendre que l'autre attaque, juger ses coups et répliquer. Une panoplie parfaite pour vaincre n'importe qui. Aussi ne fut-il pas surpris lorsque l'Ombre se rua sur lui, l'épée dirigée droit vers son coeur. Soaric ne bougea pas. Elis se rapprochait toujours.

Au dernier moment, Soaric fit quelques pas de côté. Cela déstabilisa l'autre qui, entraîné par son élan, cogna la table à laquelle ils étaient assis quelques instants plus tôt. Sans attendre, Soaric se jeta sur son dos, le frappant la ou il le pouvait. Ce n'était certes pas la technique la plus efficace, mais, étant coincé contre la table, les coups que donnaient l'Archer étaient démultipliés. Il gémissait, mais non de douleur. De rage. Soaric frappait avec la garde de ses armes. Il ne s'attendait pas du tout à ce que l'Ombre se retourne vivement et l'agrippe au cou d'une main. Soaric lacha les armes ce qui permit à l'autre de se tourner mieux et de serrer avec les deux mains. Ou avait-il mis son épée ? La cherchant des yeux, Soaric la découvrit de l'autre côté de la table. Donc, ils étaient tous deux désarmés.

Mais l'Ombre continuait toujours encore à serrer le cou de l'Archer, qui se rappelait que trop bien les mêmes tortures de la part de son père. Sa vue devenait floue, son esprit s'embrumait...Il ferma les yeux et les rouvrit. Avec son poing, il frappa l'Ombre dans le ventre. Le souffle coupé, il le lâcha. Tombant lourdement au sol, Soaric mit quelques secondes à reprendre son souffle. Mais il n'eut pas le temps de chercher ses armes. Elis était sur lui, un couteau en main. Soaric commença donc à éviter les coups tout en reculant. Il se cognait contre les chaises et les tables renversées, s'égratignait les jambes sur le sol inégal. Mais il faiblissait. Serrant les dos, il évita un coup osé et sans pouvoir se remettre en place, il sentit quelque chose pénétrer le bas de son ventre et s'enlever aussi rapidement. Il eut le souffle coupé, se plia en deux, retomba au sol. Il mit ses mains là ou il souffrait et les retira pleines de sang. Elis lui avait donner un coup de couteau dans le bas du ventre. Il respira rapidement.

Il avait échoué. Il n'avait pas su les défendre....

Avant de sombrer dans l'inconscience, il vit la silhouette d'Elis s'éloigner en disant :


-Voilà qui est fait. Maintenant, discutons un peu de ce que vous avez fait ce matin...
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Mar 27 Déc - 13:48

L'archer gouta lui aussi et sembla apprécier, et la guérisseuse en fit de même après avoir éclaté de rire.
Cependant un grand vide se fit, tandis que Lola parlait.


-C'était...vraiment...waw!
Miamiam..j'avais jamais goûté mais..!!! L'aspect par contre...il ferait
mieux de faire attention là-dessus. Sinon les voyageurs ne voudront
jamais en prendre une part, et ils rateraient quelque-chose! Faudrait
leur dire, non?
Non mais...je disais ça comme ça...Simple question de goût...enfin...Faut pas m'en vouloir comme ça...


Enfin elle s’emmêlait les pinceaux. Eghir se demanda combien de temps elle mettrait à remarquer qu'il fallait mieux qu'elle aussi se taise. Il sourit. Elle était vraiment épatante, déjà remise de ses émotions et débordante de vitalité et de fraicheur..
Derrière Maedren se tenait une personne qui fit se lever Soaric et se mettre devant lui et Lola. Une voix peu impressionnée par cet acte la personne répliqua.


-Bouge, ou tu ne verras plus rien de ton vivant. Je ne rigole pas.


Une voix qui glaça le sang du gouverneur. Un Ombre. L'émissaire. Elis.
Il aurait fallu que personne ne soit présent lors de cette rencontre qui n'aurait jamais du arriver. Que personne ne le voit. Que personne ne se mette en travers de son chemin.
Mais l'archer semblait ne pas être de cet avis.


-Je ne bougerai pas tant que vous n'aurez pas décliné votre identité et la raison de votre présence ici.


Cette répartie fit tirer un triste sourire à Maedren. Il aurait mieux valut, pour eux tous, qu'ils ignorent qui il était. Mais cette preuve de courage et de devoir honora le gouverneur. Il était ravie de voir une personne autant attachée à son devoir sous ses ordres.


-Je me nomme Elis. Et cela doit suffire au Gouverneur pour me donner un laisser passer.


La situation se serait certainement tassée si Lola n'avait pas bondi et hurlé à l'Ombre de déguerpir car Elis lui gâchait son gouter. Maedren n'avait pas réagi, sous le coup de la surprise. Cette enfant était-elle folle ? Il espéra qu'Elis serait clément et lui pardonnerait cet écart. Alors que le gouverneur se levait et faisait face à l'Ombre il le vit frapper la jeune femme et elle fit un immense vol plané et atterrit la tête dans un mur. Le sang de l'homme ne fit qu'un tour et il se précipita à ses côtés. Il la vit sa connaissance. Il prit son pouls et remarqua qu'il battait. Il soupira et l'allongea confortablement. Il ignorait comment la soigné et attendit patiemment qu'elle ouvre les yeux.
Ce qu'elle finit par faire. Il en fut soulagé et lui sourit tendrement.


- Aller Lola, ce n'est pas l'heure de faire la sieste. J'espère qu'il ne te prendra plus l'envie de refaire l'héroïne non plus.
Mais c'était ... original. Il lui fit un petit clin do'eil avant de se relever. Je vais te laisser, je ne voudrait pas que notre visiteur ne massacre mon petit archer.
Il ne croyait pas si bien dire car lorsqu'il se retourna il vit Elis poignarder Soaric.
Il cripsa la machoire près à intervenir.
Mais l'ombre se tourna vers lui :


-Voilà qui est fait. Maintenant, discutons un peu de ce que vous avez fait ce matin...

Maedre s'approcha lui aussi. Il se contenait difficilement mais ses atouts étaient politiques et il devait s'en servir. Il respira calmement.


- Qu'as-tu à me dire Elis ? Cette Cité est la mienne. Et personne ne me dicte ma conduite. PERSONNE. Ni Ombre ni assassin. Tu est aussi peu bienvenu qu'eux alors je te prierais de rester hors de tout ça. Vous autres ombres n’apprécieraient pas qu'une tierce personne, vienne fourrer son sale nez dans vos affaires et vous faire la morale, alors ne te mêles pas des miennes. Car entre toi et Moi, je suis celui qui s'en sort le plus. Ma Cité ne coule pas comme vous autres ombres. Je ne vis pas caché, j'assume mes décisions et les gens ont de l'estime pour moi. Alors avant de revenir pour me parler, quelles qu'en soit les raison, remettez de l'ordre dans votre pitoyable guilde.

Maedren fixa Elis. Il senti que ce dernier bouillonnait.


- En fait, même si vous le faite, ne revenez jamais. Je ne veux plus jamais te revoir Elis. Ni toi ni aucun autre Ombre. Cette Cité est la mienne, et PERSONNE ne viendra saper mon autorité. Je suis le seul maître à bord. Je fais ce qu'il me plait, j'établis mes propres lois que je juge justes et ce n'est pas un morveux de ton genre qui viendra dicter les siennes.

Le gouverneur de Zakar savait qu'il avait gagné. il se demandait juste ce qu'allait faire l'Ombre avant de partir. Car il était certain que ce dernier refuserait de repartir la queue être les pattes. il voudrait de donner un semblant d'importance, et ne pas se sentir inutile.
Contre toute attente Un air mauvais passa sur le visage d'Elis qui avait enlevé sa capuche lorsqu'il s'était adressé au gouverneur. Il la remis, cachant son visage affreux.
La taverne se retrouva soudainement vide. Eghir chercha des yeux Soaric et le repéra, avec à son côté Lola qui le soignait.

Il la regarda faire puis soudain une odeur lui chatouilla les narines. il attrapa Soaric, avec peu de douceur et releva Lola alors que les flammes commençaient à dévorer le bâtiment. Il mit Soaric sur son épaule et poussa la jeune femme vers la sortie.
Mais la porte était fermée. C aurait été trop facile. Le gouverneur ordonna à Lola de prendre une chaise et de briser la fenêtre. Ce serait leur issu de secours.



[Lola si tu veut modifier quelque chose dis-le moi, si tu ne veut pas sauver Soaric dis-le aussi, on le laissera crever, après l'avoir embroché puis rôti !! 8D Ce sera le méchui de Zakar !]
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Mer 4 Jan - 16:21

    Lorsque Lola ouvrit les yeux, elle vit le Gouverneur Maedren, un chaleureux sourire peint sur les lèvres. Elle en vint même à se demander si ce qu'elle pensait n'avait été qu'un rêve...Peut-être n'y avait-il jamais eu de Elvis ou je-ne-sais-quoi, qu'elle n'avait jamais été catapultée à l'autre bout d'une auberge...Non..En réalité, elle était sur une plage, aux côtés du délicieux Eghir, et ils allaient bientôt admirer le soleil couchant, comme des amants...Ensuite, ils s'embrasseraient langoureusement et il la demanderait en mariage...
    La voix de l'homme de son rêve la fit retourner trop rapidement à la réalité:

    - Aller Lola, ce n'est pas l'heure de faire la sieste. J'espère qu'il ne te prendra plus l'envie de refaire l'héroïne non plus. Mais c'était ... original.

    Il lui adressa alors un petit clin d'oeil avant de se relever.

    -Je vais te laisser, je ne voudrait pas que notre visiteur ne massacre mon petit archer.

    La jeune fille, encore un peu sonnée de part sa chute et son rêve brisé, se tourna dans la direction du ledit archer. Il avait eu peur que son homme soit massacrer mais...comment dire? C'était déjà un peu le cas. Un peu beaucoup, même.
    L'hommeméchantpasbô avait donné un coup de couteau dans le bas du ventre de Soaric. On pouvait d'ailleurs bien voir le sang couler abondamment, et tâcher le tissus de son t-shirt.(on disait qu'il portait un t-shirt!)

    -Voilà qui est fait. Maintenant, discutons un peu de ce que vous avez fait ce matin...

    L'artisane essaya alors de comprendre ce que disait le gouverneur. Mais malgré toute la bonne volonté qu'elle contenait, elle ne sut même pas écouter le discours déblatéré par Eghir. Elle tourna alors la tête et s'approcha discrètement de Soaric, entreprenant de le soigner. Comme elle trimbalait partout avec elle une sacoche de soins, elle put aisément commencer ses soins.
    La plaie n'était vraiment pas belle à voir. Elle allait devoir cicatriser tout ça avec un métal brûlant...et recoudre. Absolument. Sinon, ce serait la cata. Il serait probablement sur pieds d'ici quelques jours, mais il allait avoir besoin de repos. Et il devrait faire très attention lorsqu'il bougerait!
    Bref, alors qu'elle s'appliquait à faire entrer un fil dans une aiguille, tellement concentrée qu'elle en tirait la langue, elle sentit une drôle d'odeur...Une odeur de...brûlé. Oui! C'était cela. Elle regardait autour d'elle mais elle ne vit absolument rien.
    Lola entendit alors des pas se rapprocher rapidement, et observa le corps de Soaric se faire enlever du sol par une main robuste, belle et...c'est bon, j'arrête. La main du gouverneur, quoi! XD
    Elle fronça les sourcils devant le peu de délicatesse qu'il prenait pour le blessé, et elle allait d'ailleurs lui faire remarquer, mais il l'agrippa par le bras et la souleva. L'heure n'était pas au bavardage.
    La jeune fille sentit la main de Maedren dans son dos, ce qui la fit légèrement frémir, et elle se sentit pousser vers la sortie. Il lui ordonna alors de se servir d'une chaise pour casser une vitre.
    Une chaise en bois.
    Contre une vitre quadruple vitrage (j'exagère pas! xD).
    Après tout, il fallait peut-être essayer?
    Lola s'arma alors d'une chaise et couru de toutes ses forces vers la fenêtre. Mais tout ce qu'ils obtinrent, c'était une jeune artisane renversée à terre, de nouveau sonnée.
    Elle leva les yeux et regarda tristement Eghir:

    -Ca ne marchera pas...

    Elle était perdue....
    Ils étaient perdus.
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Mer 4 Jan - 20:51

Plus il avançait, moins il en voyait le bout.

Soaric était sur une sorte de...nuage...grisâtre. Il avançait, ou du moins le croyait. C'était peut-être le nuage qui défilait sous ses jambes. Bof. Peu importe. Il devait sortir de là. Le Gouverneur et Lola avaient besoin de lui. Mais en même temps, il était bien. Il ne sentait rien. Son corps ne lui transmettait plus rien. Ni la douleur dûe au coup de couteau, ni cette boule à l'estomac à l'idée que quelqu'un découvrirait un jour son secret. Son terrible secret.
Celui dans lequel il s'était enfermé à jamais, qui le rendait si dangereux, si glauque aux yeux de certaines personnes.

Il avait tué ces parents.

Il ne regrettait pas son geste, mais avait peur que cela se sache. Et pour ne pas oublier, lorsqu'il coimmençait à regretter, il soulevait sa manche gauche. L'on pouvait nettement distinguer les nombreuses cicatrices laissées par son père. Tout le monde devinerait en les voyant que ce n'était pas dû à un combat. Il revoyait encore les flammes s'élever haut dans le ciel, sous ses yeux pétillants de colère, dévorant le bois et les humains.


Il sentait encore l'odeur putride des corps en train de brûler lorsqu'il s'était rapproché quelques jours plus tard, pour vérifier que personnes n'était encore venu. Constatant que ce n'était pas le cas, il avait rebroussé chemin, marchant vers sa nouvelle vie.

En parlant d'odeur, il sentit quelque chose qui fît stopper le nuage. Regardant en-bas, Soaric vit nettement le Gouverneur jeter son corps sur ses épaules, agripper Lola par le bras et courir vers une fenêtre. Il vit également la jeune fille retomber lorsque la vitre avait résisté à son assaut. Ils étaient fichus. L'odeur....Le feu...Tout ceci réveillait en lui un sentiment depuis longtemps mis de côté. Un sentiment de puissance. Il n'aurait su dire exactement pourquoi. Peut-être parce qu'en brûlant sa maison il s'était senti puissant, ayant tous les pouvoirs.

Il sut ce qu'il devait faire. Il sauta, droit comme un I, vers la vie. La chute fût longue. Mais le réveil...brutal.

Soaric ouvrit les yeux au moment ou Lola se relevait en disant :


-Ca ne marchera pas...

Se dégageant de l'épaule du Gouverneur, tan bien que mal, Soaric prit appui sur la fenêtre. Retrouver son souffle, d'abord. Puis, il prit un bout de la chaise qui s'était brisée, assez long et coupant. La, il le glissa dans les quatre coins de la fenêtre, faisant levier. Il espérait que cela fonctionnerait. Lyme le lui avait montré un jour, le lui avait fait faire, mais sur une vitre moins épaisse. La fumée commençait à envahir l'auberge.

-Couchez...keuff...vous ! Dit-il dans son dos.

Il ne vérifia pas qu'ils obéissaient. Il sentait la vitre céder...Oui ! Sans s'y attendre, elle bascula à l'extérieur, lui avec. Il resta couché dehors, inspirant l'air pur. Puis, dans un second effort, il redressa le buste, pour voir s'ils sortaient. Oui. Les voilà. Tous deux fatigués, cela se voyait sur leurs visages, mais sains et sauf. Tant mieux. Il avait réussi. Des gens commençaient à accourir, certains avec des seaux, d'autres résignés, l'air de dire : "toute façon, c'est fichu". Ils reconnurent le Gouverneur et se précipitèrent vers lui. Sur les fesses, s'aidant des jambes, Soaric se mit contre le mur le plus proche. Il avait accompli sa mission. Il était content. Maintenant, il pouvait partir. Même s'il n'en avait pas envie. Il remarqua que son arc n'était plus dans son dos. Ou était-il ? Non...Pas son arc...l'un des rares souvenirs de Lyme...Son couteau aussi avait disparu. Logique. Elis l'en avait délesté dès le début de l'affrontement. A la rigueur, le couteau se remplaçait. Mais l'arc. Fabriqué en compagnie de son Maître, il avait été son plus bel allié durant toute la période. Au fond de lui, Soaric espéra qu'il ne soit pas carbonisé....

Il ferma les yeux, profitant du vent qui soufflait sur son visage. Il avait si chaud...
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Sam 7 Jan - 19:44

Lola prit une chaise puis tenta vainement de fracasser la fenêtre. Mais tout était trio difficile pour elle, pauvre petit moineau apeuré... Et ils allaient tous mourir ici ! Comme des saucisses sur des braises suintant de gras ! Suintant de malheur et de...
La mort apporte de bien drôle de pensées.
Un changement radical de comportement.
Sauf qu'Eghir n'allait pas mourir. Ne voulait pas mourir. Du moins pas encore. Il était trop tôt ! Il le refusait.
Il haïssait Elis qui s’arguait droit de mort ! Il haïssait toute cette planète ! Tous ceux qui ne se rangeaient pas à son avis ! Tous ceux qui lui mettaient des bâtons dans les roues, l'empêchant d’effectuer sa fabuleuse destinée !! Étaient-ils tous aveugles et stupides ? Pourquoi l'en empêcher ?! tous avaient à y gagner ! les Zakarois en premier !! Rien ne l'arrêterait ! Et certainement pas un misérable cafard d'ombre !

Le gouverneur retint un mouvement de colère. Il se sentait bouillonner (et c'était le cas, il suait à brosses gouttes, et sa peau virait au rouge écrevisse. La salle s'enfumait à vue d'oeil et la température grimpait en flèche).


-Couchez...keuff...vous !

Une voix d'outre tombe lui tira une grimace. Qui se permettait de lui donner un ordre ?! Qu'en avait-il a faire ? Il préférait voir la mort de face, debout et pas par terre, gémissant comme un chien !
Mais une pensée fraiche. Une pensée raisonnable. LA pensée qui l’empêchait de sombrer dans la folie. Cette pensée parvint à son cerveaux. Elle réussit l’exploit de le faire obéir. La seule chose qui restait à faire. En espérant survivre. Et retrouver la raison. Complètement.

Un bruit de verre brisé.
Un vent qui s'engouffre, rallumant le brasier, le rendant plus violent.
Une sortie.

La vie.



Comme un automate, porté par une volonté qui n'est plus la sienne, Eghir se relève et sort. Aveugle. Comme mort de l'intérieur.
Brulée sa conscience. Brulé son cœur. Brulé ses cheveux. Brulé.
Une foule, hurle. La foule se reprend et se bouscule. La foule vient le soutenir. L'homme ne résiste pas. Il n'est plus conscient. Il ignore ce qui l'habite mais il n'est plus. Du moins s'il est, il n'est plus pareil. Il ne le sera plus jamais.

L'homme se laisse emporter pour être soigné, laissant seul les autres rescapés miraculeux. Un archer encore jeune mais mourant. Une jeune fille ravissante mais perdue.



Il se laissa emporter par un trou noir et béant.
Il se laissa tomber, ne luttant plus.






[rp fini pour moi. Désolé de cette fin ... méga space ^^' ]
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Dim 15 Jan - 19:59

    Soaric se dégagea des épaules de Maedren, et prit appuis sur une fenêtre. Les secondes passèrent, interminables, sans que Lola ne sache que faire. Puis le jeune homme prit un bout de chaise briser, et entreprit de soulever la fenêtre, comme un loquet.
    Les yeux de la jeune fille commençaient sérieusement à la piquer. La fumée noire entrait dans l’auberge, et donnait une toux affreuse à supporter.
    Elle ne savait plus où se mettre. Elle avait du mal de respirer. La mort était proche.

    -Couchez...keuff...vous !

    La demoiselle se sentait sur le bord de l’évanouissement. Et elle sentait que si elle tombait dans les vapes maintenant, plus jamais elle ne se réveillerait.
    Alors, par un dernier effort de volonté, elle sortit par la fenêtre que l’archer avait finalement réussi à briser. Elle se laissa tomber à genoux, extenuée, puis jeta un œil vers le gouverneur. Il n’était guère dans un meilleur état qu’elle. Voir même pire. Il avait les yeux perdus à l’horizon, comme si son âme avait été laissée dans l’auberge en feux.
    Lola voulut se relever, pour aller voir l’archer, mais la tête lui tournait. Tout tournait. Et tout devint noir. Noir ténèbres. Peut-être était-elle morte… ?

    ___________________________

    Lorsque Lola se réveilla, elle avait affreusement mal à la tête. Mais surtout, elle ne comprenait pas ce qu’elle faisait dans un lit aussi luxueux. Enfin, elle n’allait pas s’en plaindre ! C’était si confortable ! Elle poussa un énorme soupire de joie, contente de bénéficier d’un tel luxe.
    Puis elle se remémora ce qu’il s’était passé.
    Elle cria d’horreur. De terreur.
    Elle sortit de la chambre, et dévala les escaliers qui se dressaient devant elle. Combien de temps avait-elle dormi ? Et Eghir, Soaric ? Etaient-ils vivants ?
    La jeune fille poussa un énorme soupire lorsqu’elle les vit affublés sur une table, en train de parler. Elle hurla à leur attention :

    -Vous êtes vivants ! Oh, mon dieu ! J’ai eu si peur !

    Les deux garçons se tournèrent vers elle, et devinrent successivement rouge. La demoiselle ne comprenait pas pourquoi. Jusqu’à ce qu’un vent frais lui vint caresser l’intégralité de son corps.
    L’intégralité, oui.
    Elle était nue.
    Complètement nue.
    Elle avait complètement oublié de regarder si elle portait des habits en descendant. Après tout, il était logique que des femmes l’aient lavée, complètement couvert de suie qu’elle avait été.
    Et maintenant, les deux hommes pouvaient admirer son corps. Enfin, pour juste quelques secondes. Lola se cacha rapidement derrière une armoire, couverte de honte. Elle lança pour les deux hommes :

    -Vous n’auriez pas un habit sous la main, par hasard ? Juste comme ça…On sait jamais.

    Puis elle murmura pour elle-même :

    -Mon dieu. C’est gênant.




    [HS : ….sans commentaires.]
    [HS2 : oui je sais, c’est TON dieu, Nel…>>]


Dernière édition par Lola le Lun 16 Jan - 18:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Dim 15 Jan - 20:34

[ voilà ! je ne pense pas que le rp se finisse ainsi...faut voir pour continuer légèrement et trouver une fin adéquate ! à toi Gouverneur si cela te chantes !]


Soaric ne sut plus ce qu'il se passait. Il était contre un mur, et arrivait à voir le Gouverneur, entouré des gens qui venaient l'aider et la jeune fille, sortant péniblement de l'auberge. Puis plus rien...

Il se réveilla dans un lit confortable tel qu'il n'en avait jamais connu. Mais vraiment jamais. Il entrouvrit les yeux, gémit faiblement, les referma puis les rouvrit. Il était dans une chambre. Luxueuse d'ailleurs. Que faisait-il là ? Qui l'avait emmené ? Il releva la tête et vit qu'il était torse nu, un bandage autour du ventre. A oui, Elis, le coup de couteau. Il s'en souvenait à présent. Mais ou étaient passés Lola et le Gouverneur ? Il se remit tant bien que mal debout, passa une chemise sur ses épaules, enfila ses bottes à moitiés cramées, et sortit de la chambre.

Il arriva sur un long couloir qui se terminait par un immense escalier. Qu'il descendit quatre à quatre, chaque coup reçut dans le ventre lui arrachant un gémissement. Ou étaient-ils ? Arrivé en bas, il aperçu une table richement garnie. Le Gouverneur était déjà assis et regardait dans le vide. Il s'approcha et dit respecteusement :



-Gouverneur. Je suis heureux de voir que vous vous portez bien.

Le Gouverneur le regarda, le regard vide. Que lui arrivait-il ? Soaric s'assit. Ses jambes tremblaient encore un peu. Il se servit en croissant et en café. Il se rendait compte que son ventre grognait. Il mangea lentement en s'interrogeant sur l'attitude de Maedren. Il faudrait que Soaric fasse tout pour l'aider. Dix minutes plus tard, le Gouverneur avait enfin mangé et but un peu, Soaric entendit un bruit de course venant de l'étage. Il se tendit aussitôt. Cela pouvait être n'importe qui..

Mais ce fût Lola qui déboula en trombe de l'escalier en criant :


-Vous êtes vivants ! Oh, mon dieu ! J’ai eu si peur !

Soaric n'osa pas répondre. Le Gouverneur non plus. Elle était nue. Totalement. Et pour un homme... Elle était belle. Affreusement belle. Une silhouette parfaite. Soaric baissa les yeux. Ce devait être assez gênant pour elle, surtout qu'elle venait de remarquer sa nudité et d'aller se cacher derrière l'armoire la plus proche en disant :

-Vous n’auriez pas un habit sous la main, par hasard ? Juste comme ça…On sait jamais.

Sans hésiter, Soaric enleva sa chemise et la lui tendit sans la regarder en disant :

-Mettez sa. Ne vous inquiétez pas. Je n'ai pas peur que l'on me voie. Et de toute façon, je suis un homme, c'est moins grave.

Lola prit la chemise. Soaric alla se rasseoir, les jambes toujours tremblantes, mais la démarche plus assurée. Torse nu à nouveau, il continua à boire son café. Pour se redonner des forces. Combien de temps avait-il dormi ? Lola réapparut vite, vêtue de sa chemise, un peu trop grande mais cachant correctement les parties de son corps, et s'installa à table. Soaric ne put s'empêcher de poser la question :

-Allez-vous mieux ?
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Lun 16 Jan - 0:10

Lorsque Maedren émergea il resta immobile. Etait-il réellement réveillé ? Qui contrôlait son corps ? Lui ? Ou sa conscience ?
Qui était-il ?

De trop nombreuses questions tournaient dans sa tête. Il regarda à peine son environnement et enfila ce qu'il trouva sous la main. Il ne sentait rien, était-il encore vivant ? Il sorti, plusieurs personnes s'inclinèrent respectueusement sur son passage mais il ne les voyait pas.
Que voyait-il ?

Il arriva dans une salle et prit un chaise. Il lui fallait réfléchir. Il plongea en lui-même. Il se cherchait. Voilà trop longtemps qu'il s'était perdu. Il devait impérativement reprendre la main sur sa vie. Sur ce qu'il faisait. Il remarqua à peine l'arriver de l'archer. Mais celui-ci lui parla, brisant sa solitude qui lui était si précieuse. Il fit mécaniquement ce que tous attendaient de lui, mais ses pensées voguaient loin ailleurs.
Où ?

Soudain son cœur lui parla.
Il n'avait donc pas succombé ? brulé ?

Il tourna la tête et comprit que son cœur essayait de lui faire passer.
Lola. Nue et dans toute sa splendeur. Il avait tellement rêvé de ce corps, tellement fantasmé, tellement parfait, si harmonieux, si jeune... Il vit le regard paniqué de Lola, qui se calma lorsqu'elle le vit.
ou était-ce du à la présence de l'homme à ses côtés ?
Il voulu sourire mais ignorait s'il en était encore capable. La voix légère et mélodieuse de Lola fut la seule qui parvenait à ses oreilles.

-Vous êtes vivants ! Oh, mon dieu ! J’ai eu si peur !


Elle s'inquiétait. Elle était tellement jolie comme ça, il aurait aimé la prendre maintenant. Il aurait aimé tellement de choses... lui dire ce qu'il l'aimait, la demander en mariage, la protéger, l'embrasser, la faire rire...
Mais même le meilleur à une fin.
Elle piqua un fard comme à son habitude mais cette fois elle était toute excusée. Les autres fois aussi tout compte fait, ça la rendait tellement désirable. Mais sa nudité ne pouvait laissé son esprit si pur insensible.
Contrairement à Soraic qui avait baissé les yeux, gêné, Eghir ne s'était pas privé de la dévorer du regard. Elle se cacha derrière une armoire.

-Vous n’auriez pas un habit sous la main, par hasard ? Juste comme ça…On sait jamais.


Mais le temps que le gouverneur cesse de planer pour accourir à l'aide de la jeune artisane, ce preux chevalier de Soaric avait déjà ôté sa chemise, la tendant à Lola, prenant soin de ne pas trop s'approcher. Un pincement au cœur Maedren regarda l'homme revenir à table. Il avait un bandage autour du torse mais ça ne l’empêchait pas d'être séduisant. Son torse était travaillé, et jeune.
Mais cassant ces pensées pleines de rangeur la jeune femme revint. La chemise lui allait à merveille. Elle laissait passer ses jambes fuselées et permettait au spectateur le soin d’imaginer ce qu'elle cachait d’autre. Mais Eghir n'imaginait plus. Il savait. Il avait entrevu ses merveilles durant un court instant.
L'archer prit la parole :

-Allez-vous mieux ?


Maedren serra les dents, imperceptiblement. Pourquoi son cœur était-il si noir ? Cet homme lui avait sauvé la vie !
Ou peut-être il n'avait fait que suivre son instinct, pour sauver sa peau à lui. Et peut-être en profiter pour attirer la jeune femme dans son lit ? Tous ses premiers sentiments sur cet homme qui avait considéré (à tort?) comme bon et droit s'effilochait.
Tromperie ? Qui avait raison ? Qui avait les cartes en main ?


Des questions, toujours des questions.


Il se senti sombrer, et, dans un dernier effort de volonté, il ouvrit les yeux et regarda désespérément Lola. Il avait tellement besoin d'elle, à cet instant précis. Il n'avait jamais eu tant besoin de quelqu'un que maintenant. Il mit tout ce qui lui restait de volonté dans ce regard. Il voulait qu'elle le sauve. Qu'elle sauve son âme.
Si elle le regardait elle le ferait, il le savait.
Mais elle ne regardait que Soaric. Sans un regard pour lui, qui tentait désespérément de ne pas se noyer.
Il la vit sourire à un mot de Soaric et tout son cœur éclata.

Il ferma les yeux, tentant de faire disparaitre cette image. Lola, sa Lola, riant pour un autre.
Son esprit bouillonnait. Il avait lâché prise et observait son propre effondrement. Son anéantissement. Il voulu rouvrir les yeux mais le sourire de l'artisane remonta à la surface et lui fit mal. Si mal ... Il voulait se couper du monde. De tous. Que personne ne l'approche, ne le touche.
oh elle préférait l'archer, grand bien lui fasse, mais elle le regretterait. Oh oui elle le regretterait.




[je t'en prie, je te le prête, tu en as bien besoin ! xD]
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Lun 16 Jan - 22:09

Lola se contenta de hocher la tête. Bien. Le Gouverneur restait maussade. Soaric ne comprenait pas. Il fixait Lola, sans ciller. Soaric commença à assembler les pièces du puzzle lorsque le regarde de son patron s'assombrit en la voyant rigoler à l'une de ses paroles.

Il était amoureux ! Et il pensait que lui, Archer sans histoire, ou presque, lui volait sa dulcinée ! Non. Il fallait arrêter tout cela. Le Gouverneur avait assez subit. D'autant plus que c'était lui qui était en trop à cette table. Il n'était qu'Archer, travaillant pour le Gouverneur, et non l'un de ses amis, même s'il lui avait sauvé la vie. Cela faisait partie de son travail. Se levant délicatement, il dit en s'inclinant :


-Je vais remonter dans ma chambre, mettre des vêtements propres. Ensuite, je retournerai à l'auberge. Je vous remercie pour tout ce que vous m'avez offert.

Arrivé à mi-chemin de l'escalier, il se retourna et ajouta, à l'adresse du Gouverneur :

-Je reste à votre service..Si tout de fois vous me voulez encore.

Ce qui n'était pas sur du tout. Il remonta les escaliers plus lentement que lorsqu'il les avaient descendu. Ses jambes tremblaient moins, ce qui l'arrangea. Il avait repris des forces en mangeant. Entrant dans la chambre, il se débarbouilla et se regarda dans la glace. Pour la première fois de sa vie. Il n'avait jamais remarqué à quel point il avait un beau visage. Et des traits tirés. Surement par la dureté de sa vie. Mais il s'en fichait. Les femmes ne s'étaient jamais intéressées à lui, et ce n'était certes pas lui qui allaient leur courir après. Mais maintenant qu'il avait vue Lola...un sentiment nouveau apparut. Un désir de...il ne sut même pas quoi. Haussant les épaules en regardant son visage, il fît disparaître ses pensées. Il regarda ses cheveux. Ils étaient en pétard. Il les coiffa de la main, tant bien que mal. Une fois fait, il alla vers l'armoire. Quelques habits traînaient à l'intérieur. Il prit les moins luxueux, s'en vêtit et se regarda sous toutes les coutures. Ils lui allaient comme un gant. Peut-être était-ce fait exprès ? Il chercha son couteau, le passa à sa ceinture, et voulu chercher l'arc et le carquois lorsqu'il se rappela qu'il n'en avait plus.

Il serra les poings. Il avait perdu son ami le plus cher et tout sa à cause d'un être abject ! Lyme lui avait enseigné un jour de ne jamais céder à la colère ni de se venger. Mais le désir était si intense ! Il résista tout de même. Il irait se fabriquer un nouvel arc. Bien sur, cela ne serait pas la même chose.

Lorsqu'il fût prêt, il réfléchit à la manière de sortir. Il ne voulait pas repasser devant le Gouverneur et Lola. Il s'approcha de la fenêtre. C'était haut. Il sortit dans le couloir, redescendit l'escalier, résolut à passer avec pour au revoir un simple signe de tête. Il était forcé de passer devant eux. Ils se regardaient et ne le virent apparemment pas. Tant mieux. Il aimait être invisible. Ouvrant la porte, il regarda une dernière fois Lola vêtue uniquement de sa chemise. Un court instant, son esprit avait formé de drôles d'images de lui et d'elle, ensemble, nus. Mais il les avaient chassées. Cette fille était précieuse aux yeux du Gouverneur. Et il ne voulait rien faire qui puisse l'attrister encore plus. Il sortit à l'air libre et inspira à fond. Ils étaient au palais du Gouverneur. Il aurait dû s'en douter. Mais bon...Allant sur la grand place, il chercha à se repérer. Là. Oui, c'était le bon chemin pour l'auberge ou il avait élu domicile. Mais il se ravisa. Il devait aller en forêt. Se refaire un arc. Un Archer sans arc c'était comme un Assassin sans lames secrètes...Il se sentait nu. Il passa devant des boutiques ou des flèches étaient exposées. Il en prit une en main et l'examina. Elle avait l'air robuste, avec son empennage en plume et sa lourde pointe, faite pour traverser les armures. Mais ce n'était pas ce qu'il cherchait. Lui, il préférait la légèreté. Il reposa la flèche et s'éloigna.

S'installant sur un banc, il soupira. La forêt attendrait le lendemain. Il sentait que quelque chose le retenait encore ici. Mais quoi ? Il n'espérait pas que Lola ni même le Gouverneur lui courre après. Non. Mais il sentait qu'il devait encore rester à Zakar. Car, s'il se rendait en forêt, se serait pour quelques jours, voir semaines. Un arc ne se fabrique pas en un clin d'oeil, avec le premier bout de bois venu. Il profita du soleil et de la vue qu'il avait sur le palais du Gouverneur. Palais qu'il venait de quitter. Y laissant un homme triste et une femme pratiquement nue. Il ferma les yeux. Se détendre. Pour la première fois de sa vie, il s'autorisa le luxe de ne penser à rien.

A absolument rien. Juste l'espace de quelques instants....

[voilà ! bon Lola c'est à toi ! enfin je crois...j'espère n'avoir pris la place de personne...dites si je dois modifier !]
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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Lun 16 Jan - 22:29

    Soaric enleva sa chemise. De derrière l'armoire, Lola pouvait très bien observé la musculature fine du torse du jeune homme. Une belle musculature...Qui devait être agréable à toucher!
    "Qu'est-ce qu'il est mignon...!"
    La jeune fille prit la chemise que l'archer lui tendait, et entreprit de l'enfiler. Elle était juste à la bonne taille. Enfin, on pouvait encore observer ces deux gambettes, mais c'était moins grave que...bref.
    Elle sortit alors de son trou et s'installa à leur table, tout sourire. C'est Soaric qui parla en premier:

    -Allez-vous mieux ?

    La demoiselle jeta un rapide coup d'oeil au gouverneur, qui ne disait mots. Et puis, elle ne savait pas si la question était adressée à elle ou à lui. Mais comme il ne répondait pas...Elle ne voulait pas laisser passer un blanc, pour peut-être refroidir le garçon qui se mettait enfin à poser des questions hors du contexte de son travail! C'est donc pour cela qu'elle lui répondit, souriant de plus bel:

    -Moi je vais super bien, en tous cas. Je ne sais pas au juste combien de temps j'ai dormi, mais je suis contente d'être en vie...En fait, je suis contente que nous soyons tous en vie. A l'heure qu'il est, nous aurions très bien pu être tout cramé...

    Lola lui adressa un clin d'oeil. Si elle avait tourné une nouvelle fois la tête vers Maedren, elle aurait peut-être pu l'aider. Elle aurait peut-être réussi à sauver l'homme de la noirceur qui commençait à l'entourer, petit à petit..Il suffisait seulement de tourner le visage. D'un petit effort...
    Mais elle n'en fit rien. Elle continuait de parler au jeune homme. Si elle avait su...:

    -C'est grâce à toi! Merci beaucoup. Merci énormément. Je n'ai pas grand-chose pour te remercier...Désolée..

    La jeune artisane sourit. Elle aurait voulu que la conversation continue. Mais il se leva. Il prétendit devoir se changer et en l'espace d'un instant, il avait disparu. Elle aurait voulu le retenir. Lui dire de rester. Elle l'aimait bien, ce joli petit archer...Elle aurait même voulu...
    Lola chasse les images qui lu venaient dans la tête. C'était indécent. Surtout pour une jeune fille de son âge!
    La demoiselle se tourna alors vers le Gouverneur. Mais...
    Ce n'était plus Maedren. C'était quelqu'un d'autre. Un autre lui, dans le même corps. Un homme plus sombre. Plus cruel.
    Elle poussa un cri. Déchirant. Il venait de lui saisir le poignet et...





    [Et....????!!]


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MessageSujet: Re: Car la vie a désormais un prix...[pv Gouverneur Maedrenn et Soaric)   Mar 17 Jan - 12:35

[Dans le post ci-dessous certaines choses peuvent choquer la sensibilité des plus jeunes]


Lorsqu'Eghir rouvrit les yeux, il était seul, face à Lola. Mais il ne la voyait plus de la même manière, il était un autre homme.
Il la regarda avec une lueur de convoitise. Il avait changé, personne ne pouvait le nier. Et sur l'instant il voulait cette femme. Sa proie. Son gouter. Cette fille qu'il haïssait car elle l'avait détruit. Il lui attrapa le poignet avec force et l'attira à lui. Il la plaqua sur la table, l'entendit gémir. Il sourit d'un air cruel.
Oui qu'elle gémisse, qu'elle souffre... Il la dominait, et il prendrait du plaisir.
Il lui bâillonna la bouche d'un baiser dévorant et la maintint sous lui, laissant ses mains explorer le dessous de sa chemise. Il ferma les yeux, s'enivrant de ce corps si parfait. Il laissa la rage bestiale reprendre le dessus.
Il la pelota avec force, s'attardant ses ses fesses et sa poitrine. Il allait pour la prendre totalement lorsqu'il rouvrit les yeux. Contempler son visage. La voir se crisper, avoir elle aussi du plaisir. Mais non c'était tout autre chose. Et ce qu'il vit au fond de ses yeux était de la peur, de la terreur même, du dégout, de la haine, de l'amour brisé? ... tant de choses qui touchaient encore sa partie "humaine" qu'il se stoppa, permettant à l'artisane de se dégager et de fuir.
Elle sorti aussi vite que possible, et Maedren tenta vainement de la rattraper, mais la table était devant lui. Il la souleva et la retourna avec rage. La porte claqua. trop tard, elle était partie...
Des gens arrivaient, pour voir ce qui se passait.
Maedren se laissa tomber contre le mur et se prit la tête entre les mains. Qu'avait-il failli faire ? Etait-il fou . Elle le haïssait maintenant. Elle souhaitait certainement sa mort. Après ce qu'il avait failli faire... Il était impardonnable. Il bouillonnait de l'intérieur, incapable de se retrouver.

Il se releva vivement et d'un regard stoppa une femme qui s'avançait vers lui. Elle blêmit, avant de se stopper. Maedren remonta rapidement dans sa chambre et s’avança vers le miroir pour s'observer. Il ignorait que Soaric en avait fait de même il y a peu. Devant lui ne se trouvait plus le Gouverneur pacifique et réglo qu'il connaissait, mais un homme beaucoup plus noir, les traits plus tirés, plus durs, et des yeux assombris par le désir, la vengeance. Se voir ainsi brisa ce qu'il restait de bon en lui. Plus rien le le limiterait ! Pas ses "conseillers", ni les Assassins. Certainement pas Les Ombres. Et encore moins Cette catin de lola !
Il regarda ses cheveux et ouvrit un tiroir pour en tirer un rasoir. Il était temps qu'il cesse de passer pour un gentil pantin et qu'il montre qu'il était le chef. Il n'admettrait à partir de maintenant plus la moindre contestation. Il prit ses cheveux par poignées et coupa. Les mèches tombaient à terre, en même temps que son passé.
Ses amours (son amour plutôt, Lola était la seule qu'il avait réellement aimé). Une touffe de longs cheveux.
Sa droiture, et sa gentillesse. Des mèches.
Les tasses de thés offertes aux nobles sournois de la cour. De nouveau de longues mèches.
Tout ce qui le retenait d'achever son rêve de grandeur, tombait à terre.

Il finit par se regarder de nouveau dans le miroir. Les cheveux coupés presque à ras, inégalement, lui donnant un air sauvage, parfaitement en accord avec son visage, et son regard.



[il n'a en effet as accepté ton idée de prendre le thé... xD]
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